Réseau Ville Hôpital

Informations pratiques

L’association AIDES propose une permanence hospitalière associative les 1er et 3e jeudis du mois à la consultation.

L’association Marie-Madeleine est présente à l’Hôpital Foch tous les mardis. Le Réseau Ville Hôpital (RVH) effectue des actions de prévention et de sensibilisation sur le VIH et les IST, et propose une consultation de prophylaxie pré-exposition contre le VIH (PrEP).

Prendre rendez-vous

Veuillez contacter nos secrétaires au 01 46 25 27 11. Vous pouvez aussi programmer votre venue via le site Doctolib.

Dr David Zucman
E-mail : d.zucman@hopital-foch.com

Dr Catherine Majerholc
Lundi et mercredi de 9 h à 12 h 30

Dr Erwan Fourn
Mardi de 14 h à 17 h

Éducation thérapeutique
Dominique Albucher
2e et 4e samedis du mois avant la consultation médicale.

Assistante sociale
Dominique Albucher – 01 46 25 22 61

Psychologue
Isabelle Piquand — Sur rendez-vous auprès du secrétariat au 01 46 25 21 46
Consultations : mercredi toute la journée et vendredi matin

Réseau Ville Hôpital

Service Réseau Ville Hôpital

Chaque année, en France, 6 000 nou­velles per­son­nes appren­nent qu’elles sont por­teuses du VIH.

Préven­tion, dépistage, diag­nos­tic, suivi médi­cal, édu­ca­tion thérapeu­tique, accom­pa­g­ne­ment social et psy­chologique, le Réseau Ville Hôpi­tal assure en con­sul­ta­tion une prise en charge glob­ale des per­son­nes présen­tant une infec­tion VIH ou d’autres infec­tions sex­uelle­ment trans­mis­si­bles.

3 choses à savoir sur le VIH et les IST :

  • Lorsque le traite­ment con­tre l’infection au VIH est pris cor­recte­ment, il rend la charge virale indé­tectable. Il devient alors impos­si­ble de trans­met­tre l’infection.
  • Le manque de con­stance ou l’arrêt du traite­ment con­tre le VIH peut provo­quer une prop­a­ga­tion de la mal­adie, et par­fois même la muta­tion du virus, qui devient résis­tant aux médica­ments.
  • La PrEP (pro­phy­lax­ie pré-expo­si­tion) pro­tège du VIH mais pas des autres IST.

Interview

Dr David Zuc­man, infec­ti­o­logue — chef de ser­vice.

« Toute notre action con­siste, d’un côté, à garder les patients en bonne san­té, et, de l’autre, à lut­ter con­tre l’épidémie de VIH en ren­dant acces­si­bles les traite­ments et la prise en charge glob­ale ».

Votre ser­vice pro­pose une prise en charge glob­ale. En quoi con­siste-t-elle ?

Dr David Zuc­man : Glob­ale parce que nous tou­chons à tous les aspects de la vie des patients. Out­re la par­tie médi­cale, nous les accom­pa­gnons égale­ment sur le plan psy­chologique ou social pour sur­mon­ter tous les prob­lèmes ren­con­trés. 20 % des malades sont des migrants, notam­ment d’Afrique sub­sa­hari­enne, où l’épidémie reste impor­tante, et ren­con­trent de grandes dif­fi­cultés sociales que nous nous efforçons de pal­li­er. Le VIH touche par­fois des per­son­nes frag­ilisées et peut provo­quer un véri­ta­ble boule­verse­ment dans la vie des malades : isole­ment, souf­france psy­chologique, perte de loge­ment ou de tra­vail.

Votre ser­vice compte notam­ment une psy­cho­logue et une assis­tante sociale pour assis­ter les patients dans toutes leurs prob­lé­ma­tiques. Dans quels cas inter­vi­en­nent-elles par exem­ple ?

Notre psy­cho­logue et notre assis­tante sociale sont présentes au côté des patients pour les assis­ter dans toutes leurs prob­lé­ma­tiques. Elles accom­pa­g­nent, en effet, les patients en dif­fi­culté. Par exem­ple, un migrant atteint du VIH pour­ra, avec leur aide, accéder aux soins, obtenir une autori­sa­tion de séjour pour rai­son de san­té auprès de l’Office français de l’im­mi­gra­tion et de l’in­té­gra­tion (OFII). Les per­son­nes sans héberge­ment auront la pos­si­bil­ité  de pos­tuler à un  « apparte­ment thérapeu­tique ». Des deman­des d’allocation adulte hand­i­capé ou de recon­nais­sance comme tra­vailleur hand­i­capé sont effec­tuées si néces­saire.

Votre ser­vice fait preuve d’une grande disponi­bil­ité pour les patients. De quelle façon êtes-vous présents ?

Nous sommes joignables tous les jours afin qu’une prise en charge très rapi­de soit ren­due pos­si­ble, en par­ti­c­uli­er, dans le cas d’un risque récent de con­t­a­m­i­na­tion, ou de nou­velle décou­verte d’une infec­tion au VIH. Enfin, nous pro­posons, à la demande, des con­sul­ta­tions d’éducation thérapeu­tique. Toute notre action con­siste, d’un côté, à garder les patients en bonne san­té, et, de l’autre, à lut­ter con­tre l’épidémie de VIH en ren­dant acces­si­bles les traite­ments et la prise en charge glob­ale.

Depuis 2016, il existe un nou­veau traite­ment préven­tif con­tre le VIH (la PrEP). Dans quelles cir­con­stances le pre­scrivez-vous ?

 Dr David Zuc­man : La PrEP (ou pro­phy­lax­ie pré-expo­si­tion) est un traite­ment préven­tif des­tiné à une per­son­ne non por­teuse du VIH, mais prenant des risques (en général sur le plan sex­uel). En France, plus de 20 000 per­son­nes utilisent la PrEP, notam­ment des hommes ayant des rap­ports sex­uels avec d’autres hommes. Le médica­ment, totale­ment rem­boursé, peut être pris selon les besoins, soit en con­tinu, soit de manière épisodique, au moment de la prise de risque. Lorsqu’une per­son­ne décide d’arrêter l’utilisation du préser­vatif, nous lui con­seil­lons la PrEP, mais il faut savoir que cela ne pro­tège absol­u­ment pas des autres infec­tions sex­uelle­ment trans­mis­si­bles. Ce traite­ment néces­site donc une sur­veil­lance rigoureuse, tous les 3 mois, pour rechercher la présence éventuelle d’IST (infec­tion sex­uelle­ment trans­mis­si­ble), et aus­si pour véri­fi­er la fonc­tion rénale.

Votre ser­vice est très investi dans la préven­tion de l’infection au VIH et des IST. Quelles sont vos actions tout au long de l’année ?

Dr David Zuc­man : Effec­tive­ment, notre ser­vice est un acteur majeur de la préven­tion au niveau local, en direc­tion des pop­u­la­tions jeunes, migrantes ou pré­caires. À ce titre, nous béné­fi­cions d’un bud­get de l’agence régionale de san­té (ARS) pour men­er les actions néces­saires. Nous organ­isons, par exem­ple, des ses­sions d’information pour les élèves des lycées envi­ron­nants (Suresnes, Rueil-Mal­mai­son, Puteaux). Nous pro­posons, depuis quelques années, un dépistage du VIH et des virus d’hépatite B et C (des mal­adies virales sans symp­tômes donc indé­tecta­bles par ailleurs) par Test Rapi­de d’Orientation Diag­nos­tique (TROD) hors les murs, par exem­ple dans des épiceries sociales, aux Restos du Cœur, ou dans des foy­ers de jeunes tra­vailleurs. De même, lors de la journée mon­di­ale de lutte con­tre le sida, de mul­ti­ples actions sont menées dans dif­férentes com­munes proches de Suresnes, ain­si qu’au sein de l’hôpital.
Avec le test rapi­de, très facile à réalis­er, nous obtenons un résul­tat qua­si immé­di­at et très fiable. Ce sim­ple prélève­ment d’une goutte de sang sur le bout du doigt, peut sauver des vies. Depuis que les trithérapies exis­tent et sont effi­caces, on ne meurt plus du sida, mais il sub­siste tou­jours un grand nom­bre de con­t­a­m­i­na­tions chaque année (6 000 par an en France), et env­i­ron 20 000 per­son­nes séropos­i­tives pour le VIH ne sont pas encore diag­nos­tiquées. Pour toutes ces raisons, nous avons à cœur de pour­suiv­re notre mis­sion, grâce à notre asso­ci­a­tion Réseau Ville Hôpi­tal, recon­nue à la fois pour la préven­tion et les actions de dépistage, par­ti­c­ulière­ment en direc­tion des pop­u­la­tions à risque d’infection.

Indépen­dam­ment du VIH, d’autres IST sont très présentes. Com­ment expliquez-vous l’explosion actuelle de ces infec­tions ?

Dr David Zuc­man : His­torique­ment, quand le sida est apparu dans les années 80, la mal­adie tuait beau­coup, donc l’utilisation du préser­vatif était dev­enue sys­té­ma­tique lors des rap­ports sex­uels. Cela a naturelle­ment entraîné une baisse des IST à ce moment-là. La syphilis, par exem­ple, était dev­enue excep­tion­nelle à la fin des années 90. À l’apparition des trithérapies en 1996, nous avons pu sauver la vie des malades, la crainte du sida s’est alors estom­pée, ce qui a provo­qué, depuis les années 2000, une reprise impor­tante des rela­tions sex­uelles non pro­tégées et, de ce fait, une flam­bée des IST.
Aujourd’hui, nous assis­tons à une explo­sion mas­sive des 3 prin­ci­pales IST bac­téri­ennes (syphilis, chlamy­diæ, gono­coque), mais aus­si d’autres IST (her­pès, hépatites B et A). Ces infec­tions, sou­vent asymp­to­ma­tiques, représen­tent un sujet impor­tant d’inquiétude et néces­si­tent des dépistages réguliers et sys­té­ma­tiques chez les per­son­nes à risque. Ces dernières années, nous avons pro­gressé dans ces recherch­es d’IST, grâce à des tests de biolo­gie molécu­laire, effec­tués sur des prélève­ments uri­naires, vagin­aux, pharyn­gés, ou anaux.
Enfin, nous menons égale­ment des actions pour dif­fuser les infor­ma­tions sur le papil­lo­mavirus, et inciter les jeunes filles et jeunes garçons à la vac­ci­na­tion.

Un grand nom­bre de recherch­es clin­iques sont lancées à l’Hôpital Foch. Quelle est votre con­tri­bu­tion ?

Dr David Zuc­man : Notre ser­vice est un cen­tre de recherche clin­ique de l’Agence Nationale de Recherch­es sur le sida et les hépatites virales (ANRS), depuis 1990. À ce titre, nous par­ticipons à de nom­breuses recherch­es académiques, c’est-à-dire per­me­t­tant de mieux con­naître l’infection, son évo­lu­tion, les fac­teurs de développe­ment de la mal­adie et ce qui va aider à sa régres­sion.
Nous tra­vail­lons égale­ment sur la vac­ci­na­tion thérapeu­tique et les pos­si­bil­ités de sta­bil­i­sa­tion de l’infection VIH. Pour cela, avec la con­tri­bu­tion d’une cen­taine de patients inclus dans des pro­to­coles de recherche, nous testons régulière­ment des trithérapies ou de nou­veaux traite­ments. Bien sûr, nous con­tin­uons les inves­ti­ga­tions ayant pour but de trou­ver le moyen pour les malades de guérir ou d’être en rémis­sion, c’est-à-dire de pou­voir arrêter les trithérapies tout en gar­dant une charge virale indé­tectable. Enfin, nous prenons part aux études sur la comor­bid­ité, l’infection VIH étant sou­vent accom­pa­g­née de pos­si­bles com­pli­ca­tions (hépatites virales, IST, can­cers…).
Pour soutenir toutes ces recherch­es, nous pou­vons nous appuy­er à la fois sur la présence d’une tech­ni­ci­enne d’études clin­iques en col­lab­o­ra­tion avec la coor­di­na­tion régionale de la lutte con­tre l’infection due au VIH (COREVIH), et sur le sou­tien de la délé­ga­tion à la recherche clin­ique et à l’in­no­va­tion (DRCI) de l’Hôpital Foch, qui promeut cer­taines études spé­ci­fiques dans ce domaine.

Équipe médicale

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