Radiologie

Informations pratiques

Le plateau d’imagerie diagnostique se trouve au niveau - 4, secteur bleu.

Lors de votre venue, afin de pouvoir réaliser l’examen le plus adapté et précis, il est nécessaire de vous munir d’une lettre de votre médecin traitant précisant non seulement le type d’examen souhaité mais également le contexte et la raison de sa demande.

Prendre rendez-vous

Pour programmer vos examens d’imagerie, vous pouvez contacter nos secrétaires au : 01 46 25 25 38.

Radiologie

Service d’imagerie diagnostique et interventionnelle

Au cœur du diag­nostic, ainsi que du trai­te­ment et du suivi des patients, notre service d’imagerie diag­nos­tique et inter­ven­tion­nelle compte 16 méde­cins, dont 8 spécia­lisés en radio­logie inter­ven­tion­nelle. Tous se relaient 24h/24 au service des patients hospi­ta­lisés, consul­tants ou admis aux urgences.

Bien que le maté­riel à notre dispo­si­tion soit de plus en plus perfor­mant, le rôle des profes­sion­nels reste essen­tiel. Ayant des compé­tences spéci­fiques et poin­tues, notre équipe se forme en continu, pour accom­pa­gner les avan­cées tech­niques dans nos multiples spécia­lités, gagner en exper­tise et toujours garantir la meilleure qualité de diag­nostic à nos patients.

Doté d’un équi­pe­ment haut de gamme dont 3 IRM et 2 scan­ners, le service dispose égale­ment d’un bloc de radio­logie inter­ven­tion­nelle de haute tech­no­logie dédié aux procé­dures mini inva­sives guidées par l’imagerie. Ce plateau tech­nique permet l’implémentation des inno­va­tions au service des patients.

Plateau technique

Des équi­pe­ments lourds:

  • 3 IRM ;
  • 2 scan­ners multi­bar­rettes haut de gamme.

Un équi­pe­ment récent pour l’imagerie radio­lo­gique conven­tion­nelle :

  • 3 salles de radio­logie conven­tion­nelle numé­ri­sées avec capteur plan
  • 3 écho­graphes
  • Un pano­ra­mique dentaire et un Cone Beam.

Un bloc de radio­logie inter­ven­tion­nelle :

  • Une salle biplan pour la neuro­ra­dio­logie ;
  • Une salle d’angiographie coro­na­rienne ;
  • Une salle de radio­logie inter­ven­tion­nelle.

Interview

Dr François Mellot, chef de service

Les nouvelles tech­no­lo­gies, dont l’intelligence arti­fi­cielle, offrent des pers­pec­tives formi­dables à la méde­cine. Quelles sont les inno­va­tions en cours ou à venir en imagerie ?

Dr François Mellot : En imagerie médi­cale, l’utilisation des nouvelles tech­no­lo­gies, et en parti­cu­lier celles faisant appel à l’intelligence arti­fi­cielle, est une oppor­tu­nité unique d’évolution, en parti­cu­lier pour accroître la qualité et la préci­sion de nos diag­nos­tics. L’intelligence arti­fi­cielle est un domaine impor­tant sur lequel nous travaillons en colla­bo­ra­tion étroite avec les ingé­nieurs concep­teurs de ces produits et algo­rithmes, afin de les déve­lopper, les améliorer et les rendre plus perfor­mants et cohé­rents avec nos besoins. Un de nos projets au cours du premier trimestre 2020, consiste à mettre en place un outil qui pourra faci­liter l’interprétation des radios faites pour les patients des urgences : en parti­cu­lier radios du thorax et des extré­mités osseuses (pieds, poignets, mains).
Dans un domaine qui nous est cher, nous espé­rons que l’intelligence arti­fi­cielle va nous permettre d’optimiser le dépis­tage du cancer pulmo­naire. Nous souhai­tons mettre ce projet en place dans les mois à venir pour aider à la détec­tion des petits cancers ou pour aider à carac­té­riser des anoma­lies décou­vertes chez des patients à risques.
Toutes ces nouvelles tech­no­lo­gies d’intelligence arti­fi­cielle repré­sentent une véri­table oppor­tu­nité pour répondre à une demande d’imagerie très forte, nous assister dans certaines tâches simples ou répé­ti­tives. Toutefois, elles ne remplacent en rien notre mission d’interprétation, qui dépend aussi du contexte personnel de chaque patient. Pour garantir une prise en charge la plus adaptée et person­na­lisée, nous coopé­rons toujours étroi­te­ment avec les clini­ciens, les chirur­giens, les biolo­gistes, les anato­mo­pa­tho­lo­gistes…

L’Hôpital Foch prend acti­ve­ment part à des nombreux proto­coles de recherche clinique. Quel est votre rôle dans ce domaine ?

Dr François Mellot : L’imagerie étant toujours un des critères majeurs pour évaluer l’efficacité des soins en cours, nous parti­ci­pons à un grand nombre de proto­coles de recherche clinique ouverts dans l’établissement. Avec les nombreux trai­te­ments inno­vants testés et mis en place actuel­le­ment, notam­ment en onco­logie (nouvelles théra­peu­tiques ciblées, immu­no­thé­rapie…) et en urologie, un grand champ s’ouvre en méde­cine, et, en ce domaine, l’imagerie est toujours un acteur incon­tour­nable.

Quels sont les points forts du service d’imagerie de l’Hôpital Foch ?

Dr François Mellot : Grâce notam­ment à nos 3 machines d’IRM, nous dispo­sons d’une belle diver­sité d’outils diag­nos­tiques : les patients sont orientés sur l’IRM la plus adaptée à leur patho­logie en fonc­tion des spéci­fi­cités de chaque machine en parti­cu­lier en neuro­logie, en onco­logie ou encore en imagerie cardiaque. Nous nous effor­çons par ailleurs de flui­di­fier au maximum les rendez-vous et d’optimiser les délais. Le programme « SOS diag­nostic poumon » est un exemple des projets dans lesquels nous sommes engagés pour offrir aux patients une prise en charge adaptée à chaque situa­tion
Ce programme lancé à l’Hôpital Foch l’an dernier et dédié aux patients présen­tant une suspi­cion de tumeur pulmo­naire a pour objectif de réaliser l’ensemble du bilan (imagerie, biop­sies, diag­nostic précis du type de tumeur, évalua­tion préthé­ra­peu­tique, examens préopé­ra­toires éven­tuels) en moins de dix jours. C’est un véri­table défi. En raison d’un grand nombre d’examens à effec­tuer, nous faisons appel à une coor­di­na­trice du service de chirurgie thora­cique, qui travaille en lien avec les autres spécia­lités, à la fois pour éviter de multiples dépla­ce­ments aux patients, et raccourcir au maximum les délais de rendez-vous. En amont, nous préré­ser­vons des places pour ces patients sur l’un de nos scan­ners, et nous avons en projet l’acquisition d’une troi­sième machine, dans le but d’une meilleure effi­ca­cité dans la gestion du nombre de demandes parve­nant au service d’imagerie.
L’Hôpital Foch prend en charge chaque année plus de 300 nouveaux patients atteints d’un cancer du poumon. L’objectif pour­suivi par tous les acteurs de cette filière (chirur­giens, pneu­mo­logues, onco­logues, radio­logues, méde­cins nucléaires, anato­mo­pa­tho­lo­gistes, biolo­gistes) est que tous ces patients puissent à terme béné­fi­cier de ce programme.

Comment les examens se déroulent-ils concrè­te­ment dans le service d’imagerie diag­nos­tique et inter­ven­tion­nelle ?

Dr François Mellot : Notre service, ouvert 24h/24, propose une offre très large d’examens d’imagerie (scanner, IRM, écho­gra­phie, radio­logie conven­tion­nelle), à la fois pour les patients externes, les patients des urgences, et les patients hospi­ta­lisés, à la demande des diffé­rents services de l’hôpital. Toutes les nuits, deux radio­logues assurent la perma­nence des soins l’un pour l’imagerie diag­nos­tique, l’autre pour la radio­logie inter­ven­tion­nelle. Trois mani­pu­la­teurs de radio­logie assurent égale­ment la prise en charge nocturne des patients. Nous avons la chance d’avoir dans le service d’imagerie une équipe para médi­cale très impli­quée et motivée. La moti­va­tion des équipes est un de nos atouts majeurs dans un contexte pour­tant diffi­cile dans le monde hospi­ta­lier.
Concernant nos locaux, dans un souci de qualité d’accueil et de prise en charge adaptée, le service d’imagerie a été aménagé, dès sa concep­tion, avec deux circuits séparés, l’un pour les patients externes et l’autre pour les personnes hospi­ta­li­sées dans notre établis­se­ment.
Face à l’accroissement du nombre de patients externes et en ambu­la­toire, nous nous effor­çons d’adapter notre offre en imagerie, d’où notre projet d’acquisition d’un troi­sième scanner qui sera dédié aux patients externes. Les patients des urgences quand à eux sont pris en charge en imagerie dès que la demande en a été faite par le service d’urgence. L’interprétation de ces scan­ners ou IRM est pour nous prio­ri­taire afin que nos collègues urgen­tistes puissent en disposer rapi­de­ment et adapter leur prise en charge, par exemple en deman­dant l’avis complé­men­taire d’un chirur­gien ou d’un autre spécia­liste.

La radio­logie inter­ven­tion­nelle est un axe majeur de l’imagerie actuelle. Quelles possi­bi­lités offre cette disci­pline ?

Dr François Mellot : La radio­logie inter­ven­tion­nelle est un secteur actuel­le­ment en pleine expan­sion. À l’Hôpital Foch, nous souhai­tons nous posi­tionner comme des acteurs incon­tour­nables. Il s’agit, à l’aide de l’imagerie, de réaliser des inter­ven­tions mini-invasives. L’objectif est de parvenir au contact d’un organe par diffé­rentes procé­dures per cuta­nées sans exposer l’organe direc­te­ment à notre vue. Le but peut être soit d’obtenir un diag­nostic (par exemple en faisant une biopsie) soit de réaliser un trai­te­ment (par exemple en détrui­sant une tumeur). Ces trai­te­ments peuvent venir en complé­ment ou en rempla­ce­ment des autres moyens théra­peu­tiques (chirurgie, chimio­thé­rapie, radio­thé­rapie…)
Notre objectif est d’offrir aux patients toutes les possi­bi­lités de trai­te­ment, dont les plus inno­vantes. Nous choi­sis­sons en colla­bo­ra­tion avec les autres spécia­listes le trai­te­ment optimal adapté à chaque situa­tion parti­cu­lière.
Notre service détient une exper­tise reconnue pour le trai­te­ment de certaines tumeurs (en parti­cu­lier rénales ou pulmo­naires) ou pour des procé­dures de biop­sies diag­nos­tiques complexes notam­ment pulmo­naires. À l’Hôpital Foch, chaque année, plus de 200 patients sont soignés dans le service pour une tumeur par l’une de ces inter­ven­tions mini-invasives
Nous nous effor­çons dans le service d’imagerie inter­ven­tion­nelle d’offrir au patient atteint d’un cancer toutes les procé­dures mini-invasives qui pour­raient lui être utiles pendant son parcours de soin. Il peut s’agir de la pose d’une chambre implan­table pour déli­vrer la chimio­thé­rapie comme de la pose d’une sonde de gastro­stomie pour aider à la renu­tri­tion.

Les domaines concernés par la radio­logie inter­ven­tion­nelle ne se limitent pas à la cancé­ro­logie. Dans quels autres cas peut-on y recourir ?

Effectivement, nous pouvons aussi être solli­cités dans des situa­tions d’urgence. Par exemple, dans le cas d’hémorragies sévères après l’accouchement, pouvant engager le pronostic vital, nous inter­ve­nons pour inter­rompre le saigne­ment en réali­sant une embo­li­sa­tion : en intro­dui­sant le maté­riel néces­saire dans l’artère située au pli de l’aine, nous parve­nons jusqu’aux vais­seaux de l’utérus pour occlure les artères qui saignent. Nous pouvons réaliser un trai­te­ment simi­laire lors de saigne­ments intra bron­chiques sévères se mani­fes­tant par une hémo­ptysie (crachats de sang abon­dants). Cela concerne des patients suivis à Foch ou souvent des patients qui nous sont adressés par d’autres établis­se­ments qui ne disposent pas de cette compé­tence. Le déve­lop­pe­ment de la radio­logie inter­ven­tion­nelle néces­site des inves­tis­se­ments très impor­tants de l’hôpital et une impli­ca­tion perma­nente, mais c’est un domaine passion­nant, ce qui permet d’emporter l’adhésion des équipes médi­cales et para médi­cales.

Équipe médicale

  • DrFrançoisMELLOTChef de service - Radiologie diagnostique et interventionnelle
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