Ophtalmologie

Informations pratiques

Le service d’ophtalmologie est situé au niveau -2 du bâtiment principal, secteur vert.

Consultations

Vous pouvez consulter un ophtal­mo­logue du service sur rendez-vous, tous les jours de 8 h 00 à 17 h 30.

Ophtalmologie

L’ophtalmologie est une spécia­lité médi­cale et chirur­gi­cale qui étudie, diag­nos­tique et traite les affec­tions de l’œil et de ses annexes. Les prati­ciens qui s’en occupent sont appelés ophtal­mo­lo­gistes ou ophtal­mo­logues.

Pathologies prises en charge

Le service d’ophtalmologie de l’Hôpital Foch est un service de pointe dans la prise en charge et le traitement des pathologies du segment antérieur de l’œil, et en particulier dans le traitement chirurgical de la cataracte. Le service dispose également d’une consultation de chirurgie dite « réfractive », visant à corriger les défauts réfractifs de l’œil, et permettant ainsi de bien voir sans lunettes.

Cette activité s’organise autour d’un partenariat établi avec la Fondation ophtalmologique Rothschild :

  • consultations à l’Hôpital Foch ;
  • chirurgie réfractive à la Fondation Rothschild.

Le service d’ophtalmologie propose aussi des soins autour des pathologies rétiniennes, des inflammations oculaires, de la neuro-ophtalmologie ou du glaucome.

Plus récemment, certaines pathologies cornéennes sont traitées au moyen de techniques chirurgicales de pointe :  greffes de cornée, greffes endothéliales lamellaires, techniques de cornéoplastie.

Soigner les pathologies de l’œil en ambulatoire

Près de 1 600 interventions oculaires sont réalisées chaque année à l’Hôpital Foch. L’établissement a su développer la chirurgie ambulatoire pour les pathologies de l’œil. La plupart du temps, le patient est traité dans la journée, sans passer de nuit à l’hôpital.
Lorsqu’une opération de la cataracte est pratiquée, différentes options de correction optique sont proposées et permettent de corriger une presbytie, un astigmatisme, une hypermétropie ou une myopie associés.

L’activité chirurgicale est assurée par des médecins experts dans le domaine. Chaque fois, leur unique préoccupation est de garantir la sécurité du patient pendant le déroulement de l’intervention.

Les maladies rétiniennes : des soins programmés ou en urgence

Qu’elles soient d’origine chirurgicale ou médicale (comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la myopie forte, la rétinopathie diabétique ou l’occlusion vasculaire rétinienne), toutes les maladies rétiniennes sont traitées à l’Hôpital Foch. La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) constitue la première cause de malvoyance en France après 50 ans alors qu’avant 50 ans c’est l’atteinte maculaire liée au diabète. Certaines pathologies rétiniennes présentent un caractère d’urgence et doivent être prises en charge immédiatement. C’est notamment le cas du décollement de rétine.

D’autres, en revanche, tels la membrane épi rétinienne ou le trou maculaire, nécessitent une intervention ou un traitement programmé(e), dont le but est de restaurer une anatomie maculaire et de donner une meilleure vision. La DMLA humide est traitée par injection intra-oculaire (IVT) de médicaments permettant de stabiliser, voire d’améliorer la vision.

Prise en charge des urgences

Les urgences ophtalmologiques sont assurées par notre équipe médicale pendant les heures ouvrées du service (entre 8 h 30 et 17 h 30). En dehors de ces horaires, nous vous recommandons de consulter l’un des trois sites parisiens proposant des urgences ophtalmologiques 24h/24 : la Fondation ophtalmologique Rothschild, l’Hôpital Cochin et l’Hôpital des Quinze-Vingts. La consultation ophtalmologique d’urgence n’est ouverte qu’aux patients âgés de plus de 15 ans, les pathologies pédiatriques n’étant pas traitées à l’Hôpital Foch.

Équipements et technologies disponibles

Le service d’ophtalmologie de Foch met à la disposition de ses patients de nombreux équipements afin d’assurer une prise en charge et un diagnostic précis des différentes pathologies de l’œil :

  • cataracte : biométrie – Iolmaster – Echo A – Echo B ;
  • glaucome : pachymétrie cornéenne – champ visuel Goldman, Humphey – GDX – OCT postérieur et antérieur – rétinophotos ;
  • rétine : angiographie en fluorescence, angiographie en ICG – OCT Spectral Domain – micropérimétrie maculaire – dépistage de la rétinopathie diabétique, laser Argon/PDT – injection intra-vitréenne (IVT) ;
  • neuro-ophtalmologie : champ visuel Goldman – ERG – PEV – injection de toxine botulinique ;
  • cornée : topographie – pachymétrie – OCT de segment antérieur ;
  • chirurgie réfractive : topographie cornéenne – pachymétrie cornéenne – aberrométrie – ORA (mesure de l’hystérèse cornéenne).

Interview

Dr Vincent Pierre-Kahn, chef du service ophtal­mo­logie

«La connais­sance est dans l’action»
Louis Gauthier

Votre service a la parti­cu­la­rité d’avoir un histo­rique fort et nova­teur dans le domaine de la chirurgie de la cata­racte. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dr Vincent Pierre-Kahn : Le service d’ophtalmologie de l’Hôpital Foch existe depuis plus de 35 ans. Mon prédé­ces­seur, le Dr DA Lebuisson, vision­naire dans sa spécia­lité, a eu très tôt l’idée de déve­lopper la chirurgie de la cata­racte en ambu­la­toire. Il a égale­ment innové en préco­ni­sant de se séparer des équipes d’anesthésistes, dans le but d’obtenir une chirurgie en circuit rapide et une immo­bi­li­sa­tion du patient la plus courte possible, avec une sécu­rité et des résul­tats toujours opti­maux. Ce circuit court, recom­mandé dans la chirurgie oculaire, est aujourd’hui reconnu par toutes les instances, puisque 95 % des prati­ciens pratiquent cette inter­ven­tion sous anes­thésie topique (gouttes) pure.
Par ailleurs, nous déve­lop­pons la chirurgie vitréo-rétinienne depuis une quin­zaine d’années. Désormais, cette chirurgie peut être indi­quée, pour certains patients, dans un circuit égale­ment très court, avec une anes­thésie réalisée par le chirur­gien lui-même, sans la présence d’anesthésiste en salle.

Pouvez-vous nous parler du déve­lop­pe­ment récent et des pers­pec­tives du service ?

Dr Vincent Pierre-Kahn : Tout d’abord, le service d’ophtalmologie a été tota­le­ment moder­nisé, avec des plateaux d’examen remis à niveau. Nous avons égale­ment engagé une démarche de numé­ri­sa­tion de tous les examens ; les dossiers sont à présent infor­ma­tisés, et toutes ces données placées en réseau. Ce nouveau système faci­lite gran­de­ment la pratique quoti­dienne de nos méde­cins, qui sont en outre systé­ma­ti­que­ment aidés dans leurs consul­ta­tions par des orthop­tistes. Cette orga­ni­sa­tion permet de répondre à une demande crois­sante de la popu­la­tion et de réduire au mieux nos délais.
Que ce soit pour les patho­lo­gies du segment anté­rieur de l’œil ou de la rétine, les pers­pec­tives de notre spécia­lité sont nombreuses. Les greffes de cornée, aujourd’hui déve­lop­pées à l’Hôpital Foch, sont non trans­fixiantes, c’est-à-dire que nous gref­fons une partie de la cornée à la place de la zone malade, l’endothélium pouvant être remplacé sans avoir à retirer l’intégralité de la cornée. Dans les prochaines années, nous escomp­tons d’autres avan­cées, avec le déve­lop­pe­ment des greffes de cellules souches endo­thé­liales qui donne­ront la possi­bi­lité de restaurer la trans­pa­rence de la cornée. En matière de rétine, les patho­lo­gies dégé­né­ra­tives géné­tiques, comme les réti­nites pigmen­taires, ont déjà connu un bond signi­fi­catif avec l’implantation de rétines arti­fi­cielles suivi d’une véri­table révo­lu­tion théra­peu­tique avec l’injection du gène manquant sous la rétine. Des greffes de cellules souches de l’épithélium pigmen­taire ou des photo­ré­cep­teurs sont actuel­le­ment à l’étude. Elles permet­tront dans quelques années, nous l’espérons, de réta­blir une fonc­tion réti­nienne utile, en parti­cu­lier dans des patho­lo­gies qui, à ce jour, ne connaissent pas de trai­te­ment, comme la dégé­né­res­cence macu­laire sèche ou atro­phique. De manière plus prag­ma­tique, et dans un futur rela­ti­ve­ment proche, nous avons espoir de pouvoir réduire le nombre d’injections intra vitréennes néces­saire pour stabi­liser les DMLA humides (réser­voir de médi­ca­ments, molé­cules a durée d’action plus longue…). Le déve­lop­pe­ment de la chirurgie palpé­brale et des voies lacry­males, est un chan­tier à l’étude afin de compléter l’offre de soin oculaire sur Foch.

Dans quels cas se trouve-t-on face à une urgence ophtal­mo­lo­gique ?

Dr Vincent Pierre-Kahn : Nous enten­dons par urgence un œil rouge et/ou doulou­reux de manière aiguë et subite, une dimi­nu­tion rapide de la vision, la percep­tion d’éclairs lumi­neux ou une ampu­ta­tion du champ visuel, l’apparition d’une vision double. De la même façon, il faut consulter au plus vite s’il survient une baisse d’acuité visuelle soudaine avec douleurs sur un œil rouge dans les suites d’une chirurgie oculaire récente.

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