Présentation du passe sanitaire obligatoire pour tout accès à l’hôpital (hors urgences)

Endoscopie digestive

  • medecin photo
  • Docteur Catherine NIZOU
  • Responsable de l'unité

Informations pratiques

Le service d’endoscopie digestive est situé au -1 du secteur jaune.

Consultations

Les con­sul­ta­tions ont lieu aux con­sul­ta­tions générales situées au ‑1 du secteur bleu.

Prendre rendez-vous

Pour prendre rendez-vous, veuillez contacter le 01 46 25 21 02.

Endoscopie digestive

L’endoscopie diges­tive regroupe les tech­niques d’exploration à des fins diag­nos­tiques ou inter­ven­tion­nelles de l’appareil diges­tif. C’est notam­ment un out­il incon­tourn­able pour le dépistage du can­cer du côlon. Le geste, pra­tiqué par un gas­tro-entéro­logue, con­siste à intro­duire par les voies naturelles un tube sou­ple nom­mé « endo­scope », muni d’une caméra et d’outils de prélèvement. 

Le ser­vice d’endoscopie diges­tive de l’Hôpital Foch pra­tique les fibro­scopies diges­tives, les colo­scopies et l’endoscopie inter­ven­tion­nelle, et pro­pose des con­sul­ta­tions de gas­tro-entérolo­gie. Il est rat­taché au ser­vice de chirurgie diges­tive et dis­pose d’un bloc autonome d’en­do­scopie, avec 3 salles bien équipées, et d’un plateau tech­nique très com­plet et performant.

Ren­con­tre avec le Dr Cather­ine Nizou, chef du ser­vice d’endoscopie digestive.

Interview

Quelles sont les activités du service d’endoscopie digestive ?

Nous pratiquons l’endoscopie diagnostique, des coloscopies, des fibroscopies, et traitons en urgence les hémorragies digestives. Nous organisons également des vacations sur rendez-vous avec et sans anesthésie générale. Notre activité est dite « transversale », car nous travaillons en collaboration avec différents services de l'hôpital.

Toutes les coloscopies sont réalisées sous anesthésie générale et la plupart en ambulatoire. L’une de nos spécificités est de pratiquer l'endoscopie interventionnelle, ou  « écho-endoscopie ». Cela signifie que, outre l’activité de diagnostic, nous réalisons des ponctions de masse d’organes, principalement du pancréas et des ganglions. Nous pratiquons également le cathétérisme des voies biliaires avec mise en place de prothèse, et l’extraction des calculs de la voie biliaire principale.

Nous proposons par ailleurs des consultations générales de gastro-entérologie et, de façon plus spécialisée, des consultations de proctologie médicale, qui permettent de prendre en charge certains problèmes liés aux hémorroïdes, aux abcès et aux fistules.

Quel est le parcours patient pour les endoscopies digestives en ambulatoire ?

Le patient est accueilli par l'infirmière de l'hospitalisation ambulatoire, puis installé dans un petit box individuel, pour se changer et revêtir la tenue d'endoscopie. L'équipe d'anesthésie prend ensuite en charge le patient pour l’emmener dans la salle d'endoscopie, et mettre en place la voie veineuse et les moyens de surveillance. À l'issue de l’intervention, pratiquée par le gastro-entérologue, le patient est gardé en salle de surveillance post-interventionnelle (salle de réveil) sous la responsabilité de personnel soignant spécialisé jusqu’à son réveil complet. De retour dans le service d’hospitalisation en ambulatoire, lorsqu’il est apte à se lever, le patient se rhabille et prend une collation, puis est reçu par le gastro-entérologue, qui lui fait part de son diagnostic, lui remet ses comptes rendus et l'autorise à sortir. La sortie se fait en moyenne deux heures après l’intervention, en accord avec l’anesthésiste et en fonction du déroulement de l’intervention. Le patient doit impérativement être raccompagné à son domicile par un proche. Les endoscopies sont réalisées le matin, avec des entrées échelonnées de demi-heure en demi-heure, et tous les patients sont généralement sortis à 14 heures.

La préparation colique a évolué et est désormais plus simple et moins contraignante. Pouvez-vous nous en parler ?

La  « préparation colique » est un produit liquide spécialement élaboré pour être ingéré en amont d’un examen de coloscopie. Elle sert à  « préparer » le côlon à l’intervention en le nettoyant de son contenu. En effet, les préparations classiques consistant en 4 litres de PEG (solution spécifique de polyéthylène glycol) sont devenues d’usage exceptionnel. Les patients qui peuvent être reçus en ambulatoire sont jeunes, en bonne santé et sans comorbidités, et peuvent donc répondre à des préparations beaucoup plus simples. Il peut s’agir d’une préparation à la fois de volume réduit et à boire en deux prises, l’une la veille au soir et l'autre de bonne heure le matin de l’examen, ou bien d’une solution très concentrée et simplement diluée dans un verre d'eau, mais à ingérer en deux prises également. Dans ce cas, le produit est ensuite à diluer davantage par l'ingestion de liquide clair (tisane, bouillon, jus de fruits, eau pétillante ou plate) à hauteur de 2 litres, en général.

Toutes les études scientifiques sur le sujet ont montré que la préparation fractionnée donnait de bien meilleurs résultats, tant sur son mode de préparation que sur sa qualité et sa tolérance par les patients. Elle est également beaucoup moins contraignante pour ces derniers. Par ailleurs, les préparations sont ressenties comme moins mauvaises aujourd’hui, parce qu’elles sont édulcorées ; certaines sont parfumées. Elles sont donc globalement plus faciles à prendre que les grands volumes d'eau salée d’autrefois.

En quoi une bonne préparation colique est-elle si importante ?
La qualité de la coloscopie dépend en très grande partie de la qualité de la préparation du patient. Si son côlon n’est pas parfaitement propre, il sera difficile à examiner. On risque par exemple de laisser passer un polype, ce qui serait préjudiciable pour lui. La préparation colique est donc indispensable pour nettoyer le côlon du patient, de façon à éliminer tout son contenu.

Nous pouvons ensuite aspirer le liquide résiduel avec le coloscope, voire parfaire le nettoyage à l’aide d’une pompe de lavage.

Si la préparation est insuffisante, et que la visibilité à l’aide du coloscope s’en trouve réduite ou même nulle lors de l’examen, l'intervention devra être reprogrammée, en général dans les trois à six mois qui suivent. Il faudra alors recommencer cette préparation renforcée et pratiquer une nouvelle anesthésie, c'est donc très dommageable et une grande perte de temps, pour le patient comme pour le médecin.

Équipe médicale

  • DrCatherineNIZOUGastro-entérologue - Responsable de l'unité de l'Endoscopie digestive et interventionnelle
  • DrJacquesLEPORTGastro-entérologue
  • DrAnneLEPICARDGastro-entérologue
  • DrOrianeCOLUSSIGastro-entérologue
  • DrJohanDREANICGastro-entérologue
  • DrLyndaIDDOUARGastro-entérologue
  • MmeCorinneURVOYCadre supérieur
  • MmeMarieARMBRUSTCadre de santé