Médecine physique et réadaptation

Informations pratiques

Le service de médecine physique et réadaptation est situé au 1er étage du bâtiment Flursheim, secteur jaune.

Consultations

Les consul­ta­tions ont lieu sur rendez-vous, tous les jours du lundi au vendredi, excepté le vendredi après-midi.

Prendre rendez-vous

Vous pouvez vous rendre sur Doctolib ou contacter le service des rendez-vous au 01 46 25 25 25 pour programmer votre venue.

Médecine physique et réadaptation

Service de médecine physique et de réadaptation

Le service de méde­cine physique, de réadap­ta­tion et de trau­ma­to­logie du sportif de l’Hôpital Foch prend en charge tous les problèmes liés à la loco­mo­tion, c’est-à-dire la capa­cité à se mouvoir, à se mettre debout et à marcher. Ces problèmes sont inhé­rents soit à des patho­lo­gies ostéo-articulaires touchant l’os, l’articulation, le tendon ou le muscle, soit aux mala­dies de la séden­ta­rité (obésité, hyper­ten­sion, diabète, choles­térol).

Activité trans­ver­sale à l’Hôpital Foch, la mission du service est d’apporter des solu­tions aux patients selon leurs besoins, pour améliorer ou main­tenir leur loco­mo­tion, et par là même préserver autant que possible leur auto­nomie.

Interview

Dr Nicolas Barizien, chef de service de méde­cine physique et de réadap­ta­tion.

Via la filière préha­bi­li­ta­tion et réha­bi­li­ta­tion, vous proposez désor­mais au sein du service le recon­di­tion­ne­ment à l’effort. De quoi s’agit-il ?

Dr Nicolas Barizien : Nous avons importé cette théra­peu­tique en plein déve­lop­pe­ment du Canada et de fait, avons été les premiers à l’utiliser en France. Nous prati­quons ce recon­di­tion­ne­ment à l’effort dans plusieurs cas, par exemple pour les malades atteints d’un cancer néces­si­tant une chirurgie ou pour des patients âgés avant une inter­ven­tion. Dans certaines de ces situa­tions, la patho­logie elle-même ou le trai­te­ment (chirurgie, chimio­thé­rapie, radio­thé­rapie) provoquent une fonte du muscle. Or la litté­ra­ture médi­cale montre que conserver une acti­vité physique et donc du muscle est effi­cace et est direc­te­ment corro­boré à un facteur de survie. Le programme que nous avons déve­loppé permet d’entretenir la masse muscu­laire avant un trai­te­ment impac­tant. Au préa­lable, nous évaluons les patients sur le plan physique, nutri­tionnel et psycho­lo­gique puis nous leur donnons une série d’exercices à réaliser à leur domi­cile avant l’intervention chirur­gi­cale. Après l’opération, nous exami­nons à nouveau les malades pour contrôler leur vitesse de récu­pé­ra­tion fonc­tion­nelle, c’est-à-dire l’aptitude à se déplacer, à se mouvoir, à monter un esca­lier, à être auto­nomes chez eux.

Que mettez-vous en place pour que les patients âgés n’aient pas de perte d’autonomie lors de leur hospi­ta­li­sa­tion ?

Dr Nicolas Barizien : Préserver l’autonomie de nos patients est effec­ti­ve­ment l’une de nos prio­rités. Pour cela, nous travaillons conjoin­te­ment avec le service géria­trie pour que ces malades, souvent alités, perdent le moins possible de muscle et de fonc­tion. Aussi, les kiné­si­thé­ra­peutes du service se rendent en géria­trie pour mobi­liser les patients et entre­tenir leur auto­nomie le plus rapi­de­ment possible, dans le but de permettre un retour à domi­cile ou un passage en maison de conva­les­cence dans les meilleures condi­tions. De même, nous inci­tons les patients suivis à l’Hôpital Foch pour un diabète sévère et des comor­bi­dités asso­ciées (hyper­ten­sion, surpoids, voire diffi­cultés à se mouvoir) à une remise à l’activité physique, ce qui s’avère aussi effi­cace qu’un trai­te­ment médi­ca­men­teux dans ce cas. En outre, nous leur propo­sons des séances de retour à l’effort au sein de l’hôpital, enca­drées par un éduca­teur sportif spécia­lisé. Mis en place dans le but de redonner le goût de l’effort, ces entraî­ne­ments permettent secon­dai­re­ment de recom­mencer à prati­quer la marche ou même de s’inscrire dans un club sportif où les patients pour­ront s’adonner à une acti­vité adaptée à leur condi­tion physique.

En quoi consiste votre accom­pa­gne­ment des patients, tant sur le « sport santé » que sur la santé du sportif ?

Dr Nicolas Barizien : Nous avons inau­guré en 2019 le CEMSOP (centre d’expertise médico-sportif de l’ouest pari­sien) dans le but d’améliorer la qualité de vie des patients atteints de mala­dies chro­niques en les sensi­bi­li­sant au rôle du sport pour leur santé. Nous leur propo­sons des programmes indi­vi­dua­lisés et tota­le­ment adaptés à leur cas. La mission du CEMSOP est d’allier la santé et le sport, soit en vue d’améliorer la santé par le sport, soit dans l’objectif de main­tenir la bonne santé du sportif. L’accompagnement médical d’une prépa­ra­tion en vue d’une compé­ti­tion spor­tive permet d’éviter les bles­sures et d’attendre son objectif. Un des rôles du CEMSOP étant aussi de déve­lopper des parte­na­riats avec des clubs spor­tifs, nous avons signé une conven­tion avec le campus du Rugby Club de Suresnes. Dans ce cadre, les jeunes spor­tifs du club viennent à l’Hôpital Foch pour des soins, des consul­ta­tions d’expertise, des examens en vue d’un diag­nostic, ou encore une réédu­ca­tion sur place en cas de bles­sure. De plus, pour que le recon­di­tion­ne­ment à l’effort dans les patho­lo­gies chro­niques soit optimal, nous travaillons en rela­tion avec la mairie de Suresnes pour mettre en place un retour à l’activité physique effi­cace et durable, en colla­bo­ra­tion avec d’autres clubs spor­tifs de la ville. La remise au sport au sein de l’hôpital est une période inter­mé­diaire avant l’inscription des patients dans une section sport santé d’un club sportif (marche nordique, pilates, gymnas­tique douce…).

Comment fonc­tionne votre service ?

Dr Nicolas Barizien : Une part de notre acti­vité, le recon­di­tion­ne­ment à l’effort, est proposée en hôpital de jour. Nous rece­vons égale­ment un grand nombre de patients en consul­ta­tion externe, pour la prise en charge de toutes les patho­lo­gies de l’appareil moteur, ostéo-articulaires notam­ment les scolioses de l’adulte, les lombal­gies post­opé­ra­toires, l’ostéoporose, les mala­dies rhuma­tis­males…
Nous travaillons de manière trans­ver­sale avec les diffé­rents services de l’hôpital (urgences, neuro­chi­rurgie, prise en charge de la douleur, suivi post-greffe, géria­trie, diabé­to­logie, onco­logie…), lesquels nous envoient leurs patients rencon­trant un problème loco­mo­teur. Le service de neuro­chi­rurgie nous adresse régu­liè­re­ment des malades pour un suivi post­opé­ra­toire optimal ou pour une évalua­tion complète. Nous parti­ci­pons à la prise en charge multi­dis­ci­pli­naire du mal de dos avant la consul­ta­tion de gestion de la douleur. Enfin, nous nous occu­pons égale­ment de la réha­bi­li­ta­tion des patients insuf­fi­sants respi­ra­toires de l’hôpital. Ils béné­fi­cient d’une réédu­ca­tion et d’un recon­di­tion­ne­ment à l’effort encadré par des kiné­si­thé­ra­peutes spécia­lisés.

Équipe médicale

  • DrNicolasBARIZIENChef de service - Médecine Physique et Réadaptation, Médecine du sport et Sport Santé, Pathologie Rachidiennes et troubles statiques
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