Centre d’Étude et de Traitement de la Douleur

  • medecin photo
  • Docteur Barbara SZEKELY
  • Chef de service

Informations pratiques

Les consultations gestion de la douleur ont lieu au secteur jaune F-3

Consultations

Nous deman­dons aux patients de nous apporter un cour­rier expli­catif de leur médecin, accom­pagné de leurs derniers bilans sanguins et des comptes rendus d’examens d’imagerie. Les ordon­nances de leurs trai­te­ments et la liste de tous les médi­ca­ments pris par le passé nous sont aussi très utiles.
Enfin, il est très impor­tant qu’ils prennent le temps, en amont de la consul­ta­tion, de bien remplir les ques­tion­naires transmis lors de la prise de rendez-vous ou télé­char­geables ici.
D’autre part, nous parti­ci­pons à l’enseignement des jeunes méde­cins spécia­listes, qui, dans ce cadre, sont suscep­tibles d’assister à des consul­ta­tions. Nous pouvons aussi être amenés à proposer à certains patients de parti­ciper à des études de recherche clinique dans le domaine des douleurs aiguës et chro­niques.

Prendre rendez-vous

Pour une première consultation, contactez le secrétariat du service au 01 46 25 24 26 entre 10 h et 12 h du lundi au vendredi, ou par e-mail : secretariat.clud@hopital-foch.com

Centre d’Étude et de Traitement de la Douleur

Service d’anesthésie

De tout temps, le soula­ge­ment des patients a été une préoc­cu­pa­tion essen­tielle de la méde­cine. Depuis quelques décen­nies, la meilleure connais­sance des méca­nismes neuro­phy­sio­lo­giques de la douleur et l’identification clinique de la douleur chro­nique comme une maladie à part entière ont conduit au déve­lop­pe­ment d’unités ou de centres de trai­te­ment de la douleur chro­nique.

L’Hôpital Foch, désigné centre d’étude et de trai­te­ment de la douleur (CETD) par l’agence régio­nale de santé (ARS), et ses équipes spécia­li­sées œuvrent chaque jour pour assurer une prise en charge effi­cace de votre douleur.

 

Interview

Dr Barbara Szekely, chef de service

“La prise en charge de la douleur doit être globale et pluri­pro­fes­sion­nelle”

Quelle est la parti­cu­la­rité de votre spécia­lité médi­cale ?

Dr Barbara Szekely : Notre spécia­lité est trans­ver­sale et pluri­dis­ci­pli­naire. Nous avons une place de coor­don­na­teurs mettant tout en œuvre pour trouver les théra­peu­tiques opti­males afin de soulager nos patients. La douleur est dite « chro­nique » lorsqu’elle dure depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Elle perd alors son rôle de signal d’alarme, deve­nant inutile et inva­li­dante. Il convient donc de proposer une prise en charge multi­di­men­sion­nelle, compte tenu du reten­tis­se­ment de cette douleur sur la qualité de vie des patients (perte de travail, vie sociale réduite, reten­tis­se­ment psycho­lo­gique…).

Dans quelles circons­tances l’équipe mobile douleur (Pain unit) intervient-elle au sein de l’Hôpital Foch ? 

Dr Barbara Szekely : Elle inter­vient pour la gestion de douleurs aiguës insuf­fi­sam­ment contrô­lées en post­opé­ra­toire, notre objectif premier étant d’éviter le passage à la chro­ni­ci­sa­tion des douleurs. Nos patients les plus vulné­rables néces­sitent des soins et une surveillance plus spéci­fiques. Plus la gestion de la douleur péri-opératoire est opti­misée, moins le risque de persis­tance des douleurs est impor­tant. L’équipe mobile douleur est aussi amenée à gérer le suivi de patients atteints de douleurs cancé­reuses ou non cancé­reuses dans les cas les plus complexes.

Comment procédez-vous à l’évaluation de la douleur en consul­ta­tion et comment déterminez-vous son reten­tis­se­ment sur la qualité de vie ?

Dr Barbara Szekely : Nous utili­sons pour cela des ques­tion­naires validés et adaptés à la douleur chro­nique. Pour certains patients, nous dispo­sons de ques­tion­naires spéci­fiques, ce qui nous permet d’affiner encore notre diag­nostic (par exemple, pour les migrai­neux, nous propo­sons l’agenda de la migraine).
Lors du premier rendez-vous, qui dure environ une heure, une évalua­tion globale est réalisée : contexte social et fami­lial du malade, anté­cé­dents médi­caux et chirur­gi­caux et trai­te­ments déjà suivis. Cette évalua­tion permet notam­ment au patient de déter­miner sur un dessin repré­sen­tant le schéma corporel les zones doulou­reuses et de décrire ses carac­té­ris­tiques (élan­ce­ments, décharges élec­triques…), mais aussi d’évaluer quan­ti­ta­ti­ve­ment de 0 à 10, à l’aide d’un outil d’autoévaluation appelé « échelle numé­rique » (EN), l’intensité de la douleur au moment présent, la plus intense sur les 8 derniers jours, ainsi que les facteurs de soula­ge­ment. Lors de la consul­ta­tion, l’évaluation globale nous permet d’effectuer des choix théra­peu­tiques, parmi le panel de solu­tions dont nous dispo­sons, et selon les trai­te­ments et outils déjà testés (avec succès ou non) par le patient au préa­lable.

De quels outils disposez-vous pour soulager les diffé­rents types de douleurs ? 

Dr Barbara Szekely : Nous avons à notre dispo­si­tion un large éven­tail d’outils théra­peu­tiques, plus ou moins inva­sifs. Notre service utilise notam­ment des tech­niques non médi­ca­men­teuses, englo­bant les théra­pies psycho­cor­po­relles (relaxa­tion, hypnose, sophro­logie, EMDR…), ainsi que d’autres théra­pies comme l’auriculothérapie, l’acupuncture, des tech­niques physiques, comme la stimu­la­tion élec­trique trans­cu­tanée (TENS) et le Scenar (boîtier élec­trique d’électrostimulation). Certains de nos patients doulou­reux chro­niques assistent à des ateliers d’apprentissage de tech­niques psycho­cor­po­relles, animés par l’équipe du CETD, mais aussi à des séances de qi gong, shiatsu et gymnas­tique, dans le service de réédu­ca­tion fonc­tion­nelle. Des tech­niques médi­ca­men­teuses (perfu­sion de kéta­mine et appli­ca­tion de Capsaïcine®) sont aussi prati­quées par les méde­cins algo­logues en hospi­ta­li­sa­tion de jour. Enfin, des tech­niques de neuro­mo­du­la­tion peuvent aussi être envi­sa­gées dans le cadre de douleurs chro­niques rebelles non cancé­reuses. Il s’agit d’un ensemble de tech­niques inno­vantes visant à modi­fier l’activité du système nerveux central ou péri­phé­rique : stimu­la­tion médul­laire (chirur­gi­cale ou percu­tanée), stimu­la­tion sous-cutanée lombaire et stimu­la­tion du nerf d’Arnold, par exemple.
Pour les douleurs réfrac­taires, qu’elles soient cancé­reuses, non cancé­reuses ou chro­niques, nous propo­sons aussi parfois l’implantation de pompes intra­thé­cales, qui permettent de réduire dras­ti­que­ment les doses de morphine et ses effets secon­daires et d’améliorer ainsi la qualité de vie des patients.

Quelle est la check-list des docu­ments à apporter lors de la première consul­ta­tion avec un anes­thé­siste spécia­lisé dans la gestion de la douleur ?

Nous deman­dons aux patients de nous apporter un cour­rier expli­catif de leur médecin, accom­pagné de leurs derniers bilans sanguins et des comptes rendus d’examens d’imagerie. Les ordon­nances de leurs trai­te­ments et la liste de tous les médi­ca­ments pris par le passé nous sont aussi très utiles. Enfin, il est très impor­tant qu’ils prennent le temps, en amont de la consul­ta­tion, de bien remplir les ques­tion­naires transmis lors de la prise de rendez-vous ou télé­char­geables ici.
D’autre part, nous parti­ci­pons à l’enseignement des jeunes méde­cins spécia­listes, qui, dans ce cadre, sont suscep­tibles d’assister à des consul­ta­tions. Nous pouvons aussi être amenés à proposer à certains patients de parti­ciper à des études de recherche clinique dans le domaine des douleurs aiguës et chro­niques.

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