Chirurgie thoracique et transplantation pulmonaire

Informations pratiques

Le service de chirurgie thoracique de l’Hôpital Foch comprend :

- une unité d’hospitalisation située dans le bâtiment principal (secteur bleu), 2e étage, aile nord. On y recense 24 lits dont des lits d’unité de soins continus (USC).

- une unité de soins intensifs respiratoires dédiée de 8 lits (USIR), située dans le nouveau bâtiment (secteur orange), niveau -1.

Consultations

Les con­sul­ta­tions ont lieu du lun­di au ven­dre­di.

Prendre rendez-vous

La prise de rendez-vous s’effectue par téléphone auprès du secrétariat du service aux numéros suivants :

Chirurgie thoracique et transplantation pulmonaire

La chirurgie tho­racique com­prend des inter­ven­tions plus ou moins com­plex­es néces­si­tant une exper­tise chirur­gi­cale et anesthésique.

À l’Hôpital Foch, les patients béné­fi­cient presque tou­jours d’une anal­gésie péridu­rale. La sur­veil­lance post-opéra­toire est d’une grande impor­tance et jus­ti­fie que cer­tains patients soient pris en charge dans un secteur d’hospitalisation spé­ci­fique de soins inten­sifs.

Interview

Pr Alain Chape­lier, chef de ser­vice

Quelles sont les prin­ci­pales patholo­gies pris­es en charge dans votre ser­vice ?

Pr Alain Chape­lier : La chirurgie tho­racique con­cerne avant tout la chirurgie des can­cers bron­chopul­monaires, dont le ser­vice est un cen­tre de référence. Elle com­prend aus­si la chirurgie de nom­breuses autres tumeurs : tumeur du médi­astin, tumeur de la plèvre, tumeur de la paroi tho­racique et du diaphragme, dont l’exérèse peut être faite au prix d’une large résec­tion costale ou du ster­num, avec une recon­struc­tion menée dans les cas com­plex­es en col­lab­o­ra­tion avec un chirurgien oncoplas­ti­cien. Les métas­tases pul­monaires peu­vent être, si la tumeur ini­tiale est con­trôlée, acces­si­bles à des inter­ven­tions d’exérèse.
L’expertise de notre équipe chirur­gi­cale offre aux patients les dif­férentes options pos­si­bles adap­tées à leur patholo­gie : ain­si, à côté des voies d’abord chirur­gi­cales clas­siques sont main­tenant large­ment pro­posées les tech­niques min­i­male­ment inva­sives par vidéochirurgie et chirurgie robot-assistée. La chirurgie de la tra­chée con­cerne les patients présen­tant des sténoses con­séc­u­tives à une intu­ba­tion pro­longée ou des tumeurs de la tra­chée et de la bifur­ca­tion tra­chéo­bronchique. La sur­veil­lance postopéra­toire des patients est d’une grande impor­tance et jus­ti­fie que cer­tains soient pris en charge dans un secteur d’hospitalisation spé­ci­fique de soins inten­sifs.

Quelle est la place de la trans­plan­ta­tion pul­monaire ?

Pr Alain Chape­lier : La trans­plan­ta­tion pul­monaire per­met de traiter les patients atteints d’insuffisance res­pi­ra­toire ter­mi­nale avec, à l’Hôpital Foch, une forte impli­ca­tion dans la muco­vis­ci­dose. L’activité de trans­plan­ta­tion pul­monaire est faite en étroite col­lab­o­ra­tion avec les ser­vices de pneu­molo­gie, d’anesthésiologie et de réan­i­ma­tion. Avec 82 trans­plan­ta­tions pul­monaires effec­tuées en 2019, l’Hôpital Foch con­forte sa place de 1er cen­tre français dans ce domaine.

En quoi con­siste votre pro­gramme de « récupéra­tion accélérée après chirurgie » (RAAC) ?

Pr Alain Chape­lier : La qual­ité de la prise en charge avant et après l’intervention étant d’une grande impor­tance pour la récupéra­tion et le suc­cès de l’intervention, nous avons mis en place ce pro­gramme de RAAC qui est une approche mod­erne de la prise en charge glob­ale du patient, favorisant le rétab­lisse­ment pré­coce de ses capac­ités après la chirurgie. Tous les inter­venants du par­cours de soins hos­pi­tal­ier sont impliqués dans cette démarche. La con­nais­sance des dif­férentes étapes de sa prise en charge per­met au patient de mieux se pré­par­er pour l’intervention et de prévoir d’emblée son retour à domi­cile.

Pou­vez-vous nous présen­ter le dis­posi­tif SOS diag­nos­tic nod­ule pul­monaire mis en place courant 2019 au sein de l’Hôpital Foch ?

Pr Alain Chape­lier : Dans la lutte con­tre le can­cer, le temps est pré­cieux, rai­son pour laque­lle nous avons conçu un par­cours de prise en charge rapi­de des patients chez qui a été décou­vert un nod­ule pul­monaire. Il per­met la réal­i­sa­tion syn­chro­nisée d’un bilan diag­nos­tique et d’une éval­u­a­tion fonc­tion­nelle com­plète, afin de pro­pos­er un pro­jet thérapeu­tique per­son­nal­isé à nos patients en moins de deux semaines. Ce pro­gramme « SOS diag­nos­tic nod­ule pul­monaire » dis­pose d’une ligne verte télé­phonique dédiée, mise à la dis­po­si­tion de l’ensemble des médecins trai­tants et des spé­cial­istes d’Île-de-France, ain­si que de nos col­lab­o­ra­teurs du reste du ter­ri­toire nation­al.

Par­lez-nous de l’endoscopie bronchique inter­ven­tion­nelle.

Pr Alain Chape­lier : Il s’agit des dif­férentes tech­niques de désob­struc­tion des voies aéri­ennes par laser avec, sou­vent, la mise en place d’une pro­thèse en sil­i­cone pour con­serv­er le recal­i­brage obtenu. Dans le cas des sténoses et des tumeurs de la tra­chée, il s’agit sou­vent d’un geste préal­able à une inter­ven­tion chirur­gi­cale de résec­tion tra­chéale. L’Hôpital Foch a la plus impor­tante activ­ité d’endoscopie bronchique inter­ven­tion­nelle en France et assure la per­ma­nence des soins 24 h sur 24.

Quelle est la mis­sion de la chaire de trans­plan­ta­tion ?

Pr Alain Chape­lier : La trans­plan­ta­tion d’organe est aujourd’hui large­ment pro­posée dans les cas de défail­lance ter­mi­nale d’un organe solide. Les nom­breuses avancées tech­niques con­cer­nant la con­ser­va­tion des organes, la chirurgie et les suites opéra­toires ain­si que la préven­tion, le diag­nos­tic et le traite­ment des rejets et des infec­tions ont con­tribué à une aug­men­ta­tion sig­ni­fica­tive de la survie des patients.
Cette chaire, dirigée par le Pr Edouard Sage, a pour mis­sion de dévelop­per la recherche expéri­men­tale, la recherche clin­ique et l’enseignement autour des 3 organes trans­plan­tés au sein de l’Hôpital Foch (poumon, rein, utérus).
L’ambition de l’Hôpital Foch est d’optimiser les con­di­tions prop­ices à la recherche, à l’enseignement et à l’innovation, et ain­si de faire pro­gress­er cette dis­ci­pline.

Équipe médicale

Accès rapide
Retour haut de page