Chirurgie digestive

Infor­ma­tion reprise d’ac­tiv­ité

La prise en charge de l’on­colo­gie diges­tive a pu être assurée durant la péri­ode Covid.

Aujour­d’hui, la reprise d’ac­tiv­ité est totale pour ces patients et pro­gres­sive pour la chirurgie non oncologique. Les urgences peu­vent être pris­es en charge dans les 
con­di­tions habituelles.
Les con­sul­ta­tions ont lieu au sein de 
l’hôpi­tal et non en télé­con­sul­ta­tion.

Informations pratiques

Le service de chirurgie digestive est situé au 5e étage du bâtiment principal, secteur bleu, à l’aile nord, et comprend 27 lits d’hospitalisation, dont 5 de soins continus (USC). Les consultations ont lieu au niveau -1 du bâtiment principal.

Consultations

Les chirurgiens du ser­vice con­sul­tent sur ren­dez-vous toute la semaine.

Prendre rendez-vous

Contactez les secrétaires des chirurgiens aux numéros suivants :

Dr Alexandre Rault
Dr Frédéric Kanso
01 46 25 26 32

Dr Julien Dubrez
Dr Grégoire De Courville
01 46 25 25 97

Dr Maher Al Mubarrak
Dr Olivier Boché
Dr Gaëlle Burdy
01 46 25 24 34

Dr Marie-Maëlle Chandeze
01 46 25 21 39

Chirurgie digestive

Assur­ant les inter­ven­tions néces­saires sur l’ensemble de l’abdomen et de l’appareil diges­tif (œsophage, estom­ac, foie, pan­créas…), le ser­vice de chirurgie diges­tive de l’Hôpital Foch se développe con­sid­érable­ment tout en accom­pa­g­nant l’évolution des besoins comme les pro­grès tech­niques et tech­nologiques de sa spé­cial­ité. Le lance­ment récent de l’activité de chirurgie baria­trique et de la con­sul­ta­tion de proc­tolo­gie témoigne de ce développe­ment, de même que l’usage crois­sant de tech­niques mini-inva­sives inno­vantes et effi­cientes, met­tant à prof­it des équipements de pointe, au béné­fice des patients.

Interview

En 2019, vous avez dévelop­pé l’activité de chirurgie baria­trique (chirurgie de l’obésité) dans votre ser­vice. À qui s’adresse ce type d’intervention et com­ment s’organise cette prise en charge spé­ci­fique ?

Dr Alexan­dre Rault : La pré­va­lence de l’obésité aug­men­tant actuelle­ment dans notre pays (15 % de la pop­u­la­tion adulte est obèse en France), nous con­sta­tons un véri­ta­ble besoin de ce type de chirurgie pour les per­son­nes touchées. Afin de pren­dre en charge nos patients de manière glob­ale, nous avons choisi de dévelop­per cette activ­ité à l’Hôpital Foch en nous entourant de tous les moyens néces­saires, grâce à l’apport d’une équipe pluridis­ci­plinaire, avec des nutri­tion­nistes, des diététi­ciens, des psy­cho­logues. Le par­cours patient est de l’ordre de six mois entre la pre­mière con­sul­ta­tion et l’intervention à pro­pre­ment par­ler. La tech­nique dite de « sleeve gas­trec­tomie » est réservée aux patients présen­tant un IMC (indice de masse cor­porelle) supérieur à 40, ou supérieur à 35 avec une comor­bid­ité asso­ciée à l’obésité, comme une hyper­ten­sion artérielle, un dia­bète, ou encore des patholo­gies ostéoar­tic­u­laires. C’est l’intervention la plus pra­tiquée en France aujourd’hui. La tech­nique repose sur une résec­tion d’une par­tie de l’estomac et répond bien aux besoins de l’obésité mor­bide.

Dans les cas d’obésité très mar­quée, existe-t-il d’autres tech­niques chirur­gi­cales ?

Dr Alexan­dre Rault : Nous util­isons en effet la tech­nique du by-pass gas­trique, con­sis­tant à dimin­uer l’estomac et à mod­i­fi­er le cir­cuit ali­men­taire. Quant à l’anneau gas­trique, on n’y recourt qua­si­ment plus à l’heure actuelle en chirurgie de l’obésité. À la suite de ces dif­férentes inter­ven­tions, en par­ti­c­uli­er la sleeve gas­trec­tomie et le by-pass, nous obtenons d’excellents résul­tats sur la perte de poids, très impor­tante durant les pre­mières années, l’objectif étant de per­dre plus de 50 % de l’excès de poids de départ. Grâce à l’efficacité de ces chirur­gies, nos patients retrou­vent une vie nor­male et les comor­bid­ités s’allègent net­te­ment. En com­plé­ment de ces opéra­tions, nous avons recours à la chirurgie plas­tique, puisque la perte de poids entraîne en général un relâche­ment du tis­su sous-cutané. Nous pra­tiquons en par­ti­c­uli­er des body-lift, chirur­gies per­me­t­tant de retendre les tis­sus et d’éliminer les excès de peau.

Une con­sul­ta­tion de proc­tolo­gie a égale­ment été ouverte récem­ment au sein du ser­vice de chirurgie diges­tive. Quelles sont les patholo­gies anales pris­es en charge ?

Dr Alexan­dre Rault : La proc­tolo­gie est une spé­cial­ité con­sacrée essen­tielle­ment aux patholo­gies de l’anus et du rec­tum, prenant en charge, par exem­ple, des fis­sures anales, des abcès de la marge anale, des fis­tules anales, ou encore, le plus fréquem­ment, des hémor­roïdes. Dans un pre­mier temps, le patient con­sulte le chirurgien proc­to­logue. Ce dernier éval­ue la mal­adie anale, et, en fonc­tion de la grav­ité de la patholo­gie ou de ses dif­férents stades, peut pro­pos­er soit un traite­ment médi­cal à base de pom­mades ou de soins locaux, soit un traite­ment chirur­gi­cal grâce notam­ment à des tech­niques nou­velles. Pour soign­er les hémor­roïdes, par exem­ple, nous util­isons un procédé inno­vant appelé « méth­ode THD », c’est-à-dire des lig­a­tures des veines et vais­seaux hémor­roï­daux par doppler. Ce traite­ment chirur­gi­cal mini-invasif per­met de dimin­uer les com­pli­ca­tions postopéra­toires et d’obtenir à la fois des suites beau­coup plus sim­ples et un rétab­lisse­ment du patient bien plus rapi­de. Enfin, en proc­tolo­gie, nous traitons égale­ment la condy­lo­matose anale (mal­adie sex­uelle­ment trans­mis­si­ble provo­quée par le papil­lo­mavirus) et les autres patholo­gies spé­ci­fiques de l’anus.

L’Hôpital Foch vient de s’équiper d’un sec­ond robot chirur­gi­cal. Dans votre dis­ci­pline, com­ment la tech­nique chirur­gi­cale employée est-elle choisie entre laparo­tomie et cœlio­scopie ?

Dr Alexan­dre Rault : Aujourd’hui, en chirurgie diges­tive, la cœlio­scopie (accès via de petites inci­sions) s’est forte­ment démoc­ra­tisée et est dev­enue la référence absolue pour beau­coup d’opérations. En effet, cette tech­nique représente la voie d’abord la plus recom­mandée et nous la priv­ilé­gions tou­jours, y com­pris pour les opéra­tions lour­des comme les chirur­gies du côlon, du pan­créas et du foie. Cette cœlio­scopie per­met en out­re une récupéra­tion et une réha­bil­i­ta­tion du patient beau­coup plus rapi­des que la laparo­tomie (accès direct par ouver­ture).
Depuis peu, le robot a fait son appari­tion dans notre spé­cial­ité, per­me­t­tant notam­ment d’accéder à des régions où la cœlio­scopie rendait les opéra­tions dif­fi­ciles, comme, par exem­ple, la zone du pelvis pour la chirurgie du rec­tum, ou du pan­créas. Le robot con­stitue donc aujourd’hui un out­il facil­i­tant les inter­ven­tions chirur­gi­cales de cœlio­scopie. Il n’a pas encore été mon­tré sur le plan sci­en­tifique de béné­fices pro­pres à la chirurgie robo­t­ique ; néan­moins, nous percevons d’ores et déjà une nette amélio­ra­tion des suites postopéra­toires et la préser­va­tion de cer­tains élé­ments du corps au rôle fon­da­men­tal, comme les nerfs érecteurs chez l’homme.

Vous êtes le pre­mier chirurgien français à avoir réal­isé des pod­casts (pro­grammes audio) pro­posant de l’information médi­cale, afin de per­me­t­tre à vos patients de se pré­par­er aux inter­ven­tions chirur­gi­cales (cure de hernie, abla­tion de la vésicule, chirurgie de la thy­roïde…). Qu’est-ce que ce nou­veau mode de com­mu­ni­ca­tion apporte aux patients comme aux chirurgiens ?

Dr Alexan­dre Rault : Pro­pos­er de l’information médi­cale par l’audio, en com­plé­ment de la con­sul­ta­tion et des fich­es d’information, instau­re une cer­taine prox­im­ité avec les patients, ce qui favorise la rela­tion de con­fi­ance et réduit l’anxiété. C’est un out­il mod­erne, acces­si­ble chez soi ou partout ailleurs de façon libre et illim­itée, qui apporte une dimen­sion empathique et ras­sur­ante à l’information par le biais de la voix. En out­re, grâce au pod­cast médi­cal, les patients reti­en­nent mieux les expli­ca­tions. C’est un fac­teur pré­cieux pour capter la com­préhen­sion et l’adhésion des patients sur leur prise en charge. Sur le site inter­net de l’Hôpital Foch, on retrou­ve par exem­ple deux types de pod­casts : l’un, « Par­cours patient », où j’aborde la pré­pa­ra­tion à la chirurgie (con­seils, recom­man­da­tions), le déroule­ment et les suites de dif­férentes inter­ven­tions chirur­gi­cales, et l’autre, « Questions/Réponses », dans lequel je réponds aux ques­tions que se posent les patients sur l’après (ali­men­ta­tion, reprise du tran­sit, signes de com­pli­ca­tions, ges­tion des douleurs, pra­tique sportive, etc.). Le pod­cast devient ain­si, pour nous, chirurgiens, une nou­velle façon de com­mu­ni­quer auprès de nos patients.

Équipe médicale

Informations PATIENTS
Rechercher
Generic filters
Exact matches only
Accès rapide
Retour haut de page