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image maladies du diaphragme

Le diaphragme est un mus­cle puis­sant, large et fin séparant le tho­rax de l’abdomen. Out­re cette fonc­tion de bar­rière, il est le prin­ci­pal mus­cle impliqué dans la fonc­tion respiratoire.

Il est con­sti­tué de deux coupoles, droite et gauche en con­ti­nu­ité, ten­dues au-dessus des organes abdom­inaux, ce qui lui per­met d’assurer son dou­ble rôle de sépara­teur anatomique et de mus­cle respiratoire.

Cha­cune des coupoles est con­sti­tuée d’une par­tie mus­cu­laire périphérique et d’une par­tie cen­trale fibreuse.

Le nerf phrénique est la « com­mande » nerveuse qui per­met au diaphragme de se con­tracter pour réalis­er l’inspiration. Ce nerf présente un long tra­jet d’environ 30 cm depuis sa sor­tie au niveau de la moelle épinière cer­vi­cale haute jusqu’au diaphragme.

image 3d nerfs diaphragme


Quelles sont les principales maladies affectant le diaphragme ?

Le diaphragme peut être le siège de plusieurs pathologies :

- une atteinte de son nerf moteur (le nerf phrénique) est respon­s­able d’une paralysie diaphragmatique ;

- des tumeurs spé­ci­fiques, assez rares ;

- des déhis­cences et des dis­ten­sions sont observ­ables lors de hernies, voire de rup­tures diaphragmatiques.

· La paralysie diaphragmatique

La paralysie diaphrag­ma­tique est en rap­port avec une atteinte du nerf phrénique. Ce dernier réal­isant l’innervation motrice du diaphragme, son atteinte entraîne une paralysie du mus­cle diaphrag­ma­tique. Très rarement, l’origine de cette paralysie se trou­ve au niveau cen­tral (cérébral). Dans ces cas, le nerf phrénique garde ses capac­ités de con­duc­tion de la com­mande res­pi­ra­toire mais cette com­mande ne se fait plus pour des caus­es var­iées (tumorales, trau­ma­tiques, infectieuses).

Le plus sou­vent, la paralysie diaphrag­ma­tique résulte d’un trau­ma­tisme con­cer­nant directe­ment le nerf au niveau du cou ou du tho­rax et elle est uni­latérale. Ce trau­ma­tisme peut avoir pour orig­ine une agres­sion, un acci­dent de la vie (acci­dent de voie publique, chute) ou un geste médic­ochirur­gi­cal cer­vi­cal, tho­racique ou car­diaque. L’atteinte du nerf phrénique par une lésion tumorale intratho­racique peut égale­ment provo­quer une paralysie diaphragmatique.

En général, les paralysies diaphrag­ma­tiques sont bien tolérées. On note toute­fois, dans quelques cas, un reten­tisse­ment impor­tant sur la res­pi­ra­tion, avec un essouf­fle­ment au moin­dre effort et des dif­fi­cultés à rester en posi­tion allongée. Ces symp­tômes sont causés par la dis­ten­sion du mus­cle paralysé, par les mou­ve­ments anor­maux pas­sifs de la coupole et par la com­pres­sion des organes intrathoraciques.

Si tel est le cas, un bilan d’imagerie dynamique par IRM des coupoles et un bilan fonc­tion­nel sont réal­isés. Un traite­ment chirur­gi­cal peut alors être proposé.

· Les hernies diaphragmatiques

Les hernies diaphrag­ma­tiques con­sis­tent en l’ascension dans la cav­ité tho­racique d’organes abdom­inaux (estom­ac, intestin grêle, côlon) ou de tis­sus habituelle­ment situés sous le diaphragme, dans l’abdomen. Il existe au niveau de la coupole diaphrag­ma­tique quelques ori­fices ser­rés à tra­vers lesquelles passent soit des vais­seaux et des nerfs du tho­rax vers l’abdomen, soit le tube diges­tif (œsophage). Ces pas­sages anor­maux de l’abdomen vers le tho­rax sont ren­dus pos­si­bles à tra­vers la dis­ten­sion de ces ori­fices naturels ou via des zones de fragilité du diaphragme.

D’origine générale­ment con­géni­tale, ces hernies peu­vent entraîn­er des com­pli­ca­tions liées à leur vol­ume en com­p­ri­mant le poumon ou liés à l’occlusion de leur con­tenu (tube digestif).

Les symp­tômes pos­si­bles sont donc vari­ables et vari­ent en fonc­tion de la cause et de l’importance de la hernie. Ils con­cer­nent essen­tielle­ment la sphère res­pi­ra­toire (essouf­fle­ment, toux) ou diges­tive (nausées, vom­isse­ments, douleurs).

Une répa­ra­tion chirur­gi­cale est envis­age­able et peut être dis­cutée dans ce contexte.

· Les rup­tures du diaphragme

Les rup­tures diaphrag­ma­tiques ont, dans la majorité des cas, une orig­ine trau­ma­tique (acci­dent de la vie publique, chute d’une grande hau­teur) et entraî­nent une déchirure, invari­able­ment accom­pa­g­née par l’ascension des organes abdom­inaux ou des tis­sus de l’abdomen dans le tho­rax. Elles sont respon­s­ables de dys­fonc­tions de ces organes diges­tifs, lesquels peu­vent égale­ment occa­sion­ner des com­pres­sions pul­monaires et/ou car­dio­vas­cu­laires. Les rup­tures du diaphragme survi­en­nent par­fois de façon spon­tanée mais Elles néces­si­tent tou­jours une répa­ra­tion chirurgicale.

· Les tumeurs du diaphragme

Elles sont extrême­ment rares et sont traitées comme les autres tumeurs de la paroi tho­racique, par résec­tion chirur­gi­cale et recon­struc­tion prothétique.

Pour toute infor­ma­tion com­plé­men­taire, vous pou­vez con­tac­ter le ser­vice de chirurgie tho­racique au 01 46 25 73 81

Fiche d’information médi­cale rédigée par La san­té surtout pour l’Hôpital Foch en col­lab­o­ra­tion avec le Doc­teur Cipri­an Pri­copi, chirurgien thoracique. 
Dernière modification le  lundi 18 janvier 2021
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