En raison de l’épisode de canicule, notre Service d’Accueil des Urgences connaît actuellement une très forte affluence, entraînant un allongement des temps d’attente.
L’ensemble de nos équipes est pleinement mobilisé pour accueillir et prendre en charge les patients nécessitant des soins urgents. Si votre situation ne relève pas d’une urgence vitale ou nécessite un avis médical, nous vous invitons, dans la mesure du possible, à privilégier d’autres solutions de prise en charge ou à différer votre venue. En cas de doute, contactez le 15 avant de vous déplacer afin d’obtenir un avis médical et une orientation adaptée. Nous vous remercions pour votre compréhension.

L’électro-encéphalogramme (EEG) est un examen médical informatif et d’aide au diagnostic qui mesure l’activité des neurones cérébraux par l’intermédiaire d’électrodes posées sur le cuir chevelu. Les signaux électriques recueillis sont amplifiés et transcrits sur un écran d’ordinateur en un tracé appelé électro-encéphalogramme.

L’EEG de sieste avec privation de sommeil permet de révéler de possibles anomalies de l’activité électrique cérébrale non retrouvées lors d’examens standards comme l’EEG classique.

C’est un examen indolore et non invasif qui dure environ 2h. La privation de sommeil préalable est essentielle au bon déroulement de l’examen et doit être conduite selon le protocole prescrit par le neurologue.

Bien s’y préparer

Afin de bien préparer votre examen, il est essentiel de suivre les recommandations de votre neurologue quant à la privation de sommeil. En général, le sommeil est autorisé de nuit, en vous couchant à votre heure habituelle et sur une durée de 6 heures maximum, suivi d’une privation de sommeil d’une durée minimum de 4 heures. En pratique, si vous vous couchez habituellement à 22 heures, vous devrez vous lever à 4 heures du matin, puis rester éveillé (sieste non autorisée) jusqu’à l’heure de votre examen, le plus souvent programmé à 13 h 30. Dans l’intervalle, la lecture et l’ordinateur sont autorisées, mais pas les jeux vidéo. La télévision est à éviter.

La privation de sommeil est destinée à favoriser votre endormissement au moment de l’examen.

Par ailleurs, il vous est demandé d’avoir lavé vos cheveux le jour même de l’examen et de ne pas utiliser de produits capillaires après, tels que laque, gel ou crème. Il conviendra également de ne pas porter de tresses, tissages ou perruque.

L’EEG de sieste ne nécessite pas de préparation du point de vue de l’alimentation. Il n’est ainsi pas nécessaire d’être à jeun, ni d’interrompre ou de modifier vos traitements médicamenteux (sauf indication contraire du médecin prescripteur de l’examen). Il est cependant demandé de ne pas consommer de boisson excitante pendant le temps de privation de sommeil (thé, café, alcool, Coca-Cola, boissons énergisantes).

À savoir : le jour de l’examen, il est préférable de prévoir un accompagnateur pour la venue à l’hôpital, ainsi que pour votre retour. Pensez à apporter vos résultats d’examens antérieurs (EEG, Holter EEG, IRM, scanner…) si vous en possédez.

L’examen

Vous serez confortablement installé en position allongée. L’opérateur placera 21 électrodes sur votre crâne puis appliquera une pâte conductrice et assurera leur maintien par un casque élastique.

Des capteurs seront aussi positionnés au niveau du visage (autour des yeux et du menton) et des bras. Ils permettent d’enregistrer les mouvements involontaires du visage et des bras en phase de sommeil.

Vous pourrez alors vous endormir et l’enregistrement sera effectué pendant 1 heure environ.

À savoir : les électrodes et la prise de mesure n’occasionnent aucune douleur.

Après l’examen

À la fin de l’examen, l’opérateur vous réveillera et retirera tout le dispositif. Vos cheveux seront un peu collants du fait de la pâte conductrice. Si vous le souhaitez, vous pourrez vous les nettoyer sur place.

Votre neurologue devra analyser précisément les résultats au regard de votre contexte clinique. C’est pourquoi vous ne recevrez pas immédiatement de compte-rendu d’examen. Celui-ci vous sera envoyé ultérieurement, ainsi qu’à votre médecin traitant.