Technique diag­nos­tique et théra­peu­tique de réfé­rence, la colo­scopie permet de dépister, traiter et suivre diffé­rentes patho­lo­gies du côlon. Cet examen est indiqué notam­ment en cas de modi­fi­ca­tion récente du transit, douleurs abdo­mi­nales inex­pli­quées ou sang dans les selles.

Les prin­ci­paux diag­nos­tics recher­chés sont l’adé­nome (type de polype qui peut dégé­nérer), le cancer, l’in­flam­ma­tion ou les infec­tions coliques.  La colo­scopie est aussi systé­ma­ti­que­ment pres­crite en cas de mise en évidence de sang occulte (invi­sible à l’œil nu) dans les selles lors du test de dépis­tage du cancer colo­rectal proposé tous les 2 ans aux personnes de 50 à 74 ans.

Bien s’y préparer

LA QUALITÉ DE L’EXAMEN DÉPEND DE LA QUALITÉ DE LA PRÉPARATION

La colo­scopie néces­site une prépa­ra­tion soigneuse de votre intestin. En effet, pour assurer le bon dérou­le­ment de l’examen, et son effi­ca­cité, votre côlon doit être parfai­te­ment propre et débar­rassé de toute matière fécale. Une prépa­ra­tion insuf­fi­sante peut conduire à une repro­gram­ma­tion de l’examen ou à l’obli­ga­tion de le renou­veler.

Étapes indispensables

Une dizaine de jours avant la colo­scopie : Foch pour le check-up de votre cœur suivi de la consul­ta­tion avec l’anes­thé­siste. Une infir­mière de l’unité préopé­ra­toire vous expli­quera ensuite le dérou­le­ment de l’examen et répondra à toutes vos ques­tions.

Avant le rendez-vous avec l’anes­thé­siste : pensez à remplir le ques­tion­naire fourni en préci­sant tous les médi­ca­ments que vous prenez. Le médecin anes­thé­siste pourra éven­tuel­le­ment vous faire arrêter certains d’entre eux pour le bon dérou­le­ment de l’examen (anti­hy­per­ten­seurs, anti­dia­bé­tiques, modi­fi­ca­teurs de la coagu­la­tion du sang) .

3 jours avant la colo­scopie : démarrez un régime « sans résidus » en suivant la fiche alimen­taire fournie par votre gastro-entérologue (sans fruits et légumes, céréales complètes, pain blanc, graisses cuites … ) .

La veille au soir ou le matin de la colo­scopie (selon l’ho­raire de l’examen) : buvez la prépa­ra­tion colique achetée préa­la­ble­ment en phar­macie. Cette purge provo­quera une diar­rhée qui vidan­gera votre côlon. Il est vive­ment conseillé de rester à proxi­mité des toilettes !

6 heures avant : arrêtez le tabac, toute nour­ri­ture et boisson excepté les liquides clairs (eau, thé, café) que vous pouvez consommer jusqu’à 2 heures avant l’examen. Passé ce délai, rien ne doit être absorbé, pas même la prépa­ra­tion colique.

> Attention aux médi­ca­ments qui flui­di­fient le sang : si vous êtes sous anti­coa­gu­lants ou anti­agré­gants plaquet­taires, il est indis­pen­sable d’en informer l’anes­thé­siste et le gastro-entérologue. Certains trai­te­ments seront inter­rompus, éven­tuel­le­ment remplacés tran­si­toi­re­ment par d’autres. Ces précau­tions et les moda­lités de reprise de votre trai­te­ment initial vous seront préci­sées par l’équipe médi­cale. 

UNE INFLAMMATION RÉCENTE DE VOS DIVERTICULES (DIVERTICULITE DE MOINS DE 6 SEMAINES) EST UNE CONTRE-INDICATION À LA COLOSCOPIE. IL SERA ÉGALEMENT TENU COMPTE DE VOS CONTRE-INDICATIONS À L’ANESTHÉSIE GÉNÉRALE.

Avant l’examen

D’une durée moyenne de 20 minutes, la colo­scopie est prati­quée, sous anes­thésie géné­rale de courte durée, par le gastro-entérologue en ambu­la­toire. Toutefois, dans certains cas, une hospi­ta­li­sa­tion est néces­saire, si le geste théra­peu­tique est à risque hémor­ra­gique ou à la demande de l’anes­thé­siste (notam­ment lorsque le patient est âgé ou si son état de santé est fragile).

En arri­vant en salle d’en­do­scopie, l’anes­thé­siste vous perfuse afin de vous injecter le produit anes­thé­siant. Vous vous endormez très rapi­de­ment en restant sous sa surveillance pendant toute la durée de l’examen. Pendant l’examen, vous êtes allongé sur le dos ou sur le côté gauche et recou­vert d’un drap. Le gastro-entérologue intro­duit déli­ca­te­ment le colo­scope dans votre anus préa­la­ble­ment lubrifié.

Le colo­scope est un tube souple de diamètre muni d’une source lumi­neuse et d’un système optique couplé à une caméra permet­tant de visua­liser sur un écran une image en très haute défi­ni­tion. De l’air (ou du C02) est insufflé au cours de l’examen pour déplisser votre côlon, ce qui permet de bien l’exa­miner.

Au travers de petits canaux inté­grés à l’ap­pa­reil, il est possible d’uti­liser diffé­rents types d’ins­tru­ments pour nettoyer, prélever, retirer des lésions, arrêter des saigne­ments et même refermer une perfo­ra­tion. Les progrès tech­niques de ces dernières années permettent de réaliser des trai­te­ments autre­fois impos­sibles tout en limi­tant le risque de compli­ca­tion. Si un ou des polypes sont retirés, ils seront analysés au micro­scope pour déter­miner leur nature.

DES COMPLICATIONS TELLES QU’UNE HÉMORRAGIE OU UNE PERFORATION (0,3% DES CAS) PEUVENT ARRIVER AU COURS DE L’EXAMEN.

ELLES SONT, LE PLUS SOUVENT, CONTRÔLÉES SANS DIFFICULTÉ. TRÈS EXCEPTIONNELLEMENT, EN RAPPORT AVEC LE RETRAIT DE POLYPES, DES COMPLICATIONS PEUVENT SURVENIR LES JOURS QUI SUIVENT LA COLOSCOPIE.

Après l’examen

Lorsque l’examen est terminé, vous serez conduit en salle de réveil puis en salle d’ap­ti­tude où une colla­tion vous sera servie. Vous pourrez ressentir des effets indé­si­rables passa­gers, tels que crampes abdo­mi­nales, flatu­lences et ballon­ne­ments. Cela est normal et s’es­tompe en quelques heures.

Votre gastro-entérologue vous expli­quera comment s’est passée votre inter­ven­tion et si des polypes ont été retirés. Il vous indi­quera si une nouvelle colo­scopie est néces­saire et, le cas échéant, dans quel délai.

Le compte-rendu de votre examen vous sera remis le jour même ou direc­te­ment envoyé à votre domi­cile. En cas de retrait de polypes, les résul­tats de leur analyse seront adressés à votre médecin trai­tant.

En raison de l’anes­thésie géné­rale, vous ne devez pas conduire à votre sortie. Vous devrez vous faire raccom­pa­gner par un proche et rester sous sa surveillance pendant une nuit. Ce sera l’oc­ca­sion de vous retrouver autour d’un bon dîner, car vous pourrez reprendre votre alimen­ta­tion habi­tuelle le soir même. Évitez tout de même les repas copieux, l’al­cool et le tabac pendant 24 heures.

EN CAS DE DOULEURS IMPORTANTES, DE FIÈVRE, DE MALAISE, DE BLOCAGE DES SELLES ET DES GAZ OU DE SAIGNEMENT ABONDANT PAR L’ANUS, CONTACTEZ :

LE SERVICE D’ENDOSCOPIE DIGESTIVE (LA SEMAINE DE 8H45 À 16H45) : 01 46 25 21 02
L’ANESTHÉSISTE DE GARDE : 01 46 25 22 36
LE SERVICE DES URGENCES : 01 46 25 20 29

Fiche d’information médicale rédigée pour l’hôpital Foch par La santé surtout avec la colla­bo­ra­tion du Dr Catherine Nizou (Chef du service d’en­do­scopie diges­tive) et le Dr Camille Cornet (anes­thé­siste). Sources : HAS, Société Nationale Française de Gastro-Entérologie, Société Française d’Endoscopie Digestive.
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