La césa­rienne est une opéra­tion chirur­gi­cale prati­quée par un gyné­co­logue obsté­tri­cien. Elle permet la déli­vrance d’un nouveau-né quand l’accouchement par voie basse se révèle impos­sible ou dange­reux pour la maman et/ou pour le bébé.

Dans quels cas peut-on réaliser une césarienne ?

Ses prin­ci­pales indi­ca­tions sont :

  • un bébé se présen­tant en siège ou assez gros, associé à un bassin de la maman rela­ti­ve­ment trop étroit,
  • un bébé dont le poids estimé est supé­rieur à 5 kg, certains cas de gros­sesses gémel­laires,
  • le risque de trans­mis­sion mère-enfant d’infections mater­nelles.

La césa­rienne est prati­quée au bloc opéra­toire et consiste en une inci­sion de l’abdomen et de la paroi de l’utérus, le plus souvent sous anes­thésie loco­ré­gio­nale, de type rachi­anes­thésie ou péri­du­rale. Elle n’empêche norma­le­ment ni l’allaitement, ni des accou­che­ments ulté­rieurs par voie natu­relle.

Bien s’y préparer

Si votre accou­che­ment néces­site une césa­rienne, l’avantage du fait qu’elle soit programmée est que vous pouvez vous préparer psycho­lo­gi­que­ment à cette inter­ven­tion et à accueillir votre bébé sans le stress de l’urgence. Il ne faut pas hésiter à parler à votre gyné­co­logue, à votre sage-femme et/ou à toute personne de confiance de vos angoisses éven­tuelles et à exprimer vos attentes auprès de l’équipe médi­cale qui vous prendra en charge. Vous pouvez notam­ment demander qu’un accom­pa­gnant (le papa ou toute autre personne de votre choix) soit présent pendant l’intervention. Vous pouvez aussi béné­fi­cier des séances de prépa­ra­tion à la nais­sance avec des méthodes tout à fait adap­tées au projet d’accouchement par césa­rienne (hypnose, sophro­logie, yoga, hapto­nomie…).

L’hospitalisation sera plus longue que pour un accou­che­ment par voie basse. Pensez donc à préparer votre valise en consé­quence, avec notam­ment des vête­ments en nombre suffi­sant et confor­tables (évitez les pyjamas et leurs élas­tiques à la cein­ture, préférez les manches larges faciles à enfiler avec une perfu­sion…).

Quelques jours avant la césa­rienne, lors d’une consul­ta­tion, l’anesthésiste s’assurera de votre état de santé général et vous expli­quera en détail l’anes­thésie qui convient le mieux à votre situa­tion, ses risques et ses avan­tages.

Vous serez hospi­ta­lisée la veille de votre accou­che­ment et devrez rester à jeun après le dîner léger qui vous sera servi.

L’INCISION SERA PRATIQUÉE SUR LE HAUT DE LA ZONE DE PILOSITÉ. VOUS DEVREZ DONC ÊTRE SANS POILS POUR L’INTERVENTION. UNE INFIRMIÈRE PEUT PROCÉDER AU RASAGE À L’HÔPITAL, MAIS VOUS POUVEZ EN AMONT VOUS ÉPILER OU VOUS RASER VOUS-MÊME, SI VOUS LE SOUHAITEZ.
PAR AILLEURS, IL NE FAUDRA PAS PORTER DE VERNIS À ONGLES CE JOUR-LÀ, IL PERTURBE, EN EFFET, LE BON FONCTIONNEMENT DE LA SONDE (UN CLIP PLACÉ AU BOUT DU DOIGT) MESURANT LA TENEUR EN OXYGÈNE DE VOTRE SANG PENDANT L’ANESTHÉSIE.

L’intervention

Avant qu’un bran­car­dier ne vienne vous cher­cher dans votre chambre, une infir­mière vous propo­sera un médi­ca­ment destiné à vous relaxer et procé­dera au rasage de votre pubis, si vous ne l’avez pas déjà fait. Au bloc, l’anesthésiste mettra en place votre anes­thésie loco­ré­gio­nale (ou géné­rale dans certains cas parti­cu­liers, ce qui aura été discuté avec vous au préa­lable) après avoir déjà insen­si­bi­lisé la zone à piquer. On vous posera ensuite une sonde urinaire.

Si vous avez demandé à être accom­pa­gnée et que votre situa­tion le permet, votre accom­pa­gnant sera revêtu d’une char­lotte (bonnet), d’une blouse et de chaus­sons. Pendant votre accou­che­ment, il sera placé près de votre tête et vous pourrez vous parler, mais ni lui ni vous ne verrez direc­te­ment durant l’intervention.

Dès l’arrivée de votre bébé, le pédiatre ou la sage-femme s’assureront qu’il se porte bien et le prépa­re­ront. Pendant ce temps-là, l’obstétricien procé­dera à la suture de votre utérus et de votre ventre. L’incision de 10 à 15 centi­mètres prati­quée dans votre abdomen est hori­zon­tale et loca­lisée très bas sur le ventre, dans la zone de pilo­sité ; la cica­trice de césa­rienne se fera vite oublier par la suite.

EXCEPTIONNELLEMENT, DES LÉSIONS D’ORGANES AU VOISINAGE DE L’UTÉRUS (VESSIE, VOIES URINAIRES, INTESTIN, VAISSEAUX SANGUINS) PEUVENT SE PRODUIRE, ET SONT ALORS PRISES EN CHARGE IMMÉDIATEMENT PAR L’ÉQUIPE CHIRURGICALE. DANS LE CAS EXCEPTIONNEL D’UNE HÉMORRAGIE PROVENANT DE L’UTÉRUS, UNE TRANSFUSION SANGUINE PEUT S’AVÉRER NÉCESSAIRE.

Après l’intervention

Après votre accou­che­ment, vous êtes conduite en salle de surveillance post­opé­ra­toire et l’on surveillera pendant au moins 2 heures votre tension arté­rielle, votre pouls, votre fréquence respi­ra­toire, vos urines et vos saigne­ments. Sauf cas parti­cu­lier, vous pourrez garder votre bébé près de vous et même, si vous le souhaitez, le mettre au sein. Votre accom­pa­gnant pourra égale­ment rester à vos côtés pendant cette surveillance. Vous rega­gnerez ensuite votre chambre pour y accueillir vos visi­teurs et leur présenter votre nour­risson.

La sonde urinaire et la perfu­sion sont lais­sées en place pendant 24 heures minimum, et un trai­te­ment antal­gique vous sera admi­nistré pour soulager les douleurs liées à la cica­trice. Un trai­te­ment préventif anti­coa­gu­lant sera aussi instauré pour prévenir le risque de phlé­bite ou d’embolie pulmo­naire. Votre sortie de l’hôpital se fera 4 à 7 jours après la nais­sance de votre bébé, avec éven­tuel­le­ment une  « hospi­ta­li­sa­tion à domi­cile » pour écourter le séjour à l’hôpital.

Des saigne­ments modérés peuvent encore se produire pendant environ 3 semaines. Vous pourrez reprendre une acti­vité sexuelle et des bains après l’arrêt de ces saigne­ments. Une visite post-opératoire est néces­saire dans un inter­valle de 6 à 8 semaines. Il est conseillé de la faire à l’hôpital avec l’obstétricien qui a réalisé la césa­rienne.

À DISTANCE DE L’ACCOUCHEMENT, EN CAS DE DOULEURS, SAIGNEMENTS QUI PERDURENT, VOMISSEMENTS, FIÈVRE, DOULEUR DANS LES MOLLETS OU TOUT AUTRE SIGNE VOUS PARAISSANT ANORMAL, CONTACTEZ LE SERVICE DES URGENCES GYNÉCOLOGIQUES DE L’HÔPITAL FOCH.

Fiche d’information médicale rédigée pour l’hôpital Foch par La santé surtout
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