Présentation du passe sanitaire obligatoire pour tout accès à l’hôpital (hors urgences)

Cer­tains exa­m­ens d’imagerie néces­si­tent par­fois d’utiliser un pro­duit de con­traste afin d’améliorer la visu­al­i­sa­tion des organes explorés. Il s’agit d’une pra­tique courante qui peut grande­ment aider au diagnostic.

Il existe plusieurs types de pro­duits de con­traste, cha­cun étant adap­té à des exa­m­ens en par­ti­c­uli­er. Par­mi les plus util­isés, on retrou­ve des pro­duits de con­traste injecta­bles iodés (à base d’iode) pour les scan­ners et gadolinés (à base de gadolin­i­um) pour l’IRM. Il existe aus­si des pro­duits de con­traste gazeux des­tinés à l’échogra­phie.

Enfin, pour opti­miser la visu­al­i­sa­tion des organes diges­tifs, on peut égale­ment employ­er des pro­duits de con­traste bary­tés qui sont à ingér­er ou intro­duits par le rec­tum en cas de lave­ment baryté.

Vous pour­rez vous les pro­cur­er en phar­ma­cie, en amont de votre exa­m­en, sur pre­scrip­tion médicale.

Produits de contraste iodés (PCI)

Pour le scan­ner, l’utilisation d’un pro­duit de con­traste à base d’iode per­met de mieux visu­alis­er cer­tains organes (comme les reins) ou un réseau vas­cu­laire et ain­si, de mieux les explorer.

Plutôt rare, l’allergie aux PCI n’est pas une con­tre-indi­ca­tion au scan­ner avec injec­tion. Elle demande toute­fois une prise en charge adéquate, à savoir éventuelle­ment la prise d’un médica­ment antial­lergique adap­té avant l’examen. Si vous avez déjà eu une réac­tion, même légère, de type allergique à un pro­duit de con­traste, prévenez votre médecin.

Dans le cas excep­tion­nel d’antécédents de réac­tions sévères suite à des injec­tions de PCI, toute nou­velle injec­tion est générale­ment con­tre-indiquée. Vous passerez alors un scan­ner simple.

Insuffisance rénale et PCI

Les pro­duits de con­traste iodés peu­vent induire une insuff­i­sance rénale dans les deux jours suiv­ant leur util­i­sa­tion. En fonc­tion de vos fac­teurs de risque, des pré­cau­tions préven­tives sont à appli­quer. C’est pourquoi vous aurez à répon­dre à un ques­tion­naire très pré­cis sur votre état de san­té et la prise éventuelle de médicaments.

Les prin­ci­paux fac­teurs de risque d’une insuff­i­sance rénale induite par les pro­duits de con­traste iodés sont :

  • Une insuff­i­sance rénale existante
  • Un dia­bète avec insuff­i­sance rénale
  • Un âge au-dessus de 65 ans
  • Une hypop­er­fu­sion rénale (diminu­tion du débit san­guin rénal)

À savoir : Si vous êtes dia­bé­tique traité par met­formine, votre médecin pour­ra vous deman­der d’interrompre votre traite­ment le jour de l’examen et de le repren­dre 48 heures après l’injection. Un con­trôle san­guin pour­ra vous être prescrit.

Si vous avez des antécé­dents d’hyperthyroïdie, l’injection d’un pro­duit de con­traste iodé pour­rait altér­er votre fonc­tion thy­roï­di­enne dans les semaines suiv­ant votre exa­m­en. Par­lez en avec votre médecin traitant.

Produits de contraste gadolinés (PCG)

En IRM, l’utilisation d’un pro­duit de con­traste gadoliné per­met d’augmenter le con­traste afin de mieux visu­alis­er les organes et les éventuelles lésions recherchées.

Les réac­tions allergiques aux PCG sont très rares et le plus sou­vent légères, à type de rougeur ou d’urticaire. D’exceptionnels trou­bles car­dio-res­pi­ra­toires peu­vent appa­raître, auquel cas, nos équipes médi­cales assurent une prise en charge immé­di­ate. Par­fois, en rai­son d’antécédents, un bilan aller­gologique peut éventuelle­ment être demandé en amont afin d’identifier l’allergène et ain­si, de choisir un autre pro­duit, plus adap­té ou de pren­dre un traite­ment en amont de l’examen.

Si vous devez juste­ment pren­dre un médica­ment antial­lergique, il est vive­ment con­seil­lé de ne pas venir à l’hôpital en voiture ou de vous faire accom­pa­g­n­er, car ce médica­ment est sus­cep­ti­ble de dimin­uer votre vigilance.

Indépen­dam­ment des risques d’allergie, les pro­duits de con­traste gadolinés peu­vent altér­er la fonc­tion rénale. Votre radi­o­logue procédera donc à une recherche appro­fondie de vos antécé­dents. Un dosage de la créa­ti­nine pour­ra, si néces­saire, vous être pre­scrit au moment de la prise de rdv. Pensez à apporter vos résul­tats le jour de l’examen.

À savoir : Que vous présen­tiez ou pas des fac­teurs de risque pour votre fonc­tion rénale, il est recom­mandé de boire beau­coup d’eau avant (au min­i­mum 2 litres la veille) et après l’injection pour faciliter l’élimination du pro­duit par vos reins.

Produits de contraste gazeux

Fait de microb­ulles de gaz encap­sulées injec­tées en intraveineuse, ce pro­duit de con­traste est totale­ment élim­iné en quelques min­utes par la respiration.

Cette tech­nique per­met d’obtenir un con­traste sur l’échographie par le change­ment sonore que ces microb­ulles vont délivr­er. Cer­taines zones, comme le sys­tème artéri­ole-veineux, seront plus facile à différencier.

À savoir : L’utilisation de ce pro­duit de con­traste ne présente pas d’effets sec­ondaires. Cepen­dant, en cas d’importants prob­lèmes res­pi­ra­toires ou car­diaques, son util­i­sa­tion peut être déconseillée.

Produits de contraste barytés

Dans cer­tains cas, les exa­m­ens per­me­t­tant de visu­alis­er les organes diges­tifs (oesophage, estom­ac, intestin et côlon) peu­vent néces­siter d’utiliser des pro­duits à très haut con­traste comme le baryté.

À la dif­férence des autres pro­duits de con­traste, le bary­té peut être ingéré sauf pour le côlon où il s’agit d’un lave­ment bary­té (le pro­duit est intro­duit dans le rectum).

L’utilisation de ces pro­duits bary­tés présente très peu de risques en dehors, lorsqu’ils sont ingérés, des fauss­es routes lors de la dég­lu­ti­tion avec efforts de toux.

À savoir : Le goût du pro­duit peut être désagréable. De plus, du fait de la couleur blanche des pro­duits de con­traste bary­tés, il est tout à fait nor­mal que vos sell­es soient plâtreuses et décol­orées dans les jours qui suivent.

Injection de produit de contraste : comment ça se passe ?

L’injection

Avant d’entrer dans la salle d’examen, le manip­u­la­teur en radi­olo­gie vous posera la voie veineuse, en général au pli du coude, des­tinée à recevoir le pro­duit. Les pro­duits de con­traste à base d’iode ou de gadolin­i­um sont générale­ment injec­tés par un injecteur automa­tique au moment de l’examen et s’évacuent par les reins en quelques heures.

À savoir : Au moment de l’injection, vous pour­rez éventuelle­ment ressen­tir, durant quelques sec­on­des, une sen­sa­tion de chaleur se propageant dans votre corps. C’est tout à fait nor­mal et sans conséquence.

À retenir

  • Un inter­valle de 3 jours min­i­mum doit, si pos­si­ble, être respec­té entre deux exa­m­ens avec un pro­duit de con­traste à base d’iode.
  • Boire beau­coup d’eau avant et après l’examen (durant 2 jours) per­me­t­tra à vos reins d’éliminer plus rapi­de­ment les pro­duits injectés.
  • L’éventuel hématome apparu au point d’injection se résor­bera de lui-même.

Précautions

Les pro­duits de con­traste peu­vent dans cer­tains cas être allergènes et altér­er la fonc­tion rénale. Leur util­i­sa­tion demande donc une par­faite con­nais­sance de votre état de san­té, des pré­cau­tions d’emploi et des con­tre-indi­ca­tions à l’injection d’iode ou de gadolin­i­um. Il est donc impor­tant de com­mu­ni­quer toutes ces infor­ma­tions indis­pens­ables à l’équipe médicale.

Grossesse

L’IRM est pos­si­ble durant la grossesse mais, par pré­cau­tion, les pro­duits de con­traste gadolinés ne sont pas utilisés.

Allaite­ment

Si vous allaitez actuelle­ment, il vous sera demandé d’interrompre l’allaitement pen­dant 48 heures en cas d’injection de pro­duits de con­traste iodés.

Pour toute ques­tion, con­tactez le ser­vice d’imagerie médi­cale de l’hôpital Foch au :
01 46 25 21 66 (IRM) / 01 46 25 25 38 (scan­ner)

Fiche d’information médi­cale rédigée par La san­té surtout ! pour l’hôpital Foch en col­lab­o­ra­tion avec les équipes du ser­vice imagerie dirigées par le Doc­teur François Mellot.
Dernière modification le  mardi 10 septembre 2019
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