Tech­nique non inva­sive, non irra­di­ante et totale­ment indo­lore, l’IRM (imagerie par réso­nance mag­né­tique) per­met d’explorer des anom­alies, mal­for­ma­tions ou tumeurs non vis­i­bles avec des autres exa­m­ens com­plé­men­taires tels que le scan­ner, l’échographie ou la radi­ogra­phie.

Dans quel cas doit-on passer un IRM ?

En fonc­tion de votre patholo­gie, de sa local­i­sa­tion et de l’investigation souhaitée de votre médecin, vous pour­rez être amené à pass­er une IRM pelvi­enne, hépa­tique, car­diaque, cérébrale, hypophy­saire, du rachis, d’une artic­u­la­tion… De nom­breuses indi­ca­tions sont con­cernées. Cet exa­m­en est néces­saire aus­si bien dans un but diag­nos­tique que lors de bilans préopéra­toires ou dans le suivi de cer­tains can­cers.

Bien s’y préparer

En rai­son du champ mag­né­tique pro­duit par l’appareil d’IRM, de sa forme en tun­nel et de l’injection par­fois néces­saire d’un « pro­duit de con­traste », il existe des con­tre-indi­ca­tions et pré­cau­tions. C’est pourquoi il vous sera demandé de rem­plir un ques­tion­naire avant de pass­er cet exa­m­en. Vous devrez indi­quer si vous portez un pace­mak­er (pile car­diaque) ou toute autre stim­u­la­teur, une valve car­diaque, un implant cochléaire ou des endo­pro­thès­es vas­cu­laires métalliques récentes de type clip, stent ou coil. Il est souhaitable d’apporter tout doc­u­ment pré­cisant les spé­ci­fi­ca­tions tech­niques de votre appareil. Le port de l’un au moins de ces dis­posi­tifs peut con­stituer une con­tre-indi­ca­tion stricte à l’IRM, de même que la présence d’éclats métalliques d’origine acci­den­telle dans les yeux.

L’IRM est par­fois une source d’anxiété avant et pen­dant l’examen chez les per­son­nes red­outant les espaces clos. Si vous êtes claus­tro­phobe, n’hésitez pas à en faire part aux manip­u­la­teurs. L’équipe médi­cale met­tra tout en œuvre pour que vous passiez votre IRM dans les meilleures con­di­tions. Enfin, si votre exa­m­en requiert l’injection intraveineuse d’un pro­duit de con­traste, nos équipes s’assureront que vous ne présen­tez pas de con­tre-indi­ca­tion à l’injection au gadolin­i­um, (pro­duit de con­traste pour l’IRM).

Si vous êtes un patient externe, vous devrez l’acheter (sur ordon­nance) en phar­ma­cie et l’apporter le jour de l’IRM. La grossesse est une con­tre-indi­ca­tion rel­a­tive à l’injection de pro­duits de con­traste (mais il est pos­si­ble, si vous êtes enceinte, de pass­er une IRM sans pro­duit de con­traste).

Autre infor­ma­tion impor­tante : vous n’aurez pas besoin d’être à jeun pour votre IRM.

UN CHAMP MAGNÉTIQUE PUISSANT EST PRÉSENT EN PERMANENCE DANS LA PIÈCE DANS LAQUELLE SE TROUVE L’APPAREIL D’IRM. C’EST POURQUOI IL VOUS FAUT PRÉVOIR DE RETIRER TOUT BIJOU OU PIERCING, VOTRE MONTRE, VOS PROTHÈSES AMOVIBLES ET TOUT VÊTEMENT CONTENANT DU MÉTAL (CEINTURE, SOUTIEN-GORGE, FERMETURES ÉCLAIR, CARTES BANCAIRES, CARTES MAGNÉTIQUES…)

L’examen

L’examen dure de 15 à 30 min­utes. Juste avant, le manip­u­la­teur vous rede­man­dera quels sont vos antécé­dents médi­caux et, si ce n’est pas déjà fait, rem­pli­ra avec vous un ques­tion­naire médi­cal. Vous lui remet­trez égale­ment vos résul­tats san­guins et le pro­duit de con­traste.

Vous serez allongé sur une couchette qui sera glis­sée dans l’appareil le temps de l’analyse. Il restera en con­tact visuel et audio per­ma­nent avec vous. Vous aurez dans la main une son­nette à action­ner en cas de besoin. L’une des car­ac­téris­tiques de l’IRM est le bruit impor­tant qu’elle pro­duit. Pour votre con­fort, le manip­u­la­teur vous fourni­ra des bou­chons d’oreille ou un casque pour écouter de la musique.

Après l’examen

Le manip­u­la­teur vous remet­tra un CD con­tenant les images. Le médecin pre­scrip­teur, si il exerce dans l’hôpital, pour­ra avoir accès directe­ment aux images et au compte ren­du.

L’IRM SANS PRODUIT DE CONTRASTE N’OCCASIONNE PAS D’EFFET INDÉSIRABLE ET LES CAS D’ALLERGIE AU GADOLINIUM SONT RARISSIMES (AUTOUR DE 0,07 %), À TYPE DE ROUGEUR, URTICAIRE OU TROUBLES CARDIO RESPIRATOIRES.

Fiche d’information médicale rédigée pour l’hôpital Foch par La santé surtout avec la col­lab­o­ra­tion des Doc­teurs François Mel­lot et Fab­rice Staub Sources : www.sfrnet.org
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