L’anesthésie locoré­gionale est asso­ciée à de nom­breux actes chirur­gi­caux, obstétri­caux et médi­caux douloureux ou incon­fort­a­bles, pour atténuer ou sup­primer douleurs et sen­sa­tions.

Son principe est d’en­dormir seule­ment la zone d’in­ter­ven­tion, en injec­tant à prox­im­ité un pro­duit anesthésique. La rachi­anesthésie et l’anesthésie péridu­rale sont deux formes par­ti­c­ulières d’anesthésie locoré­gionale, util­isées notam­ment lors des accouche­ments. L’anesthésie puis la sur­veil­lance pen­dant et après l’in­ter­ven­tion, et jusqu’au retour des sen­sa­tions nor­males sont effec­tuées par un médecin spé­cial­isé, l’anesthé­siste-réan­i­ma­teur.

Bien s’y préparer

Le médecin anesthé­siste déter­mine le type d’anesthésie que vous allez recevoir en fonc­tion de votre indi­ca­tion (chirurgie, nais­sance, acte médi­cal…) et de votre état de san­té. C’est pourquoi une con­sul­ta­tion d’anesthésie est oblig­a­toire au moins 48 heures avant l’in­ter­ven­tion.

Vous vous y ren­drez en ayant rem­pli un ques­tion­naire sur votre état de san­té, vos antécé­dents médi­caux, vos aller­gies, vos traite­ments en cours. L’anesthé­siste véri­fiera l’ab­sence de con­tre indi­ca­tions (allergie aux pro­duits, lésion neu­rologique ou infec­tion dans la zone à piquer, anom­alie de la coag­u­la­tion…) et déter­min­era quelle tech­nique est la mieux adap­tée à votre sit­u­a­tion. Il vous informera des avan­tages et des risques de votre anesthésie et répon­dra à toutes vos questions.La veille de votre opéra­tion ou exa­m­en, ou le jour même si vous êtes admis en ambu­la­toire (sans nuit à l’hôpi­tal), vous ref­er­ez le point avec l’anesthé­siste qui s’oc­cu­pera de vous (pas néces­saire­ment celui que vous aurez vu en con­sul­ta­tion d’anesthésie).Vous devrez être à jeun depuis la veille au soir (au min­i­mum 6 heures), sans manger, sans tabac et sans alcool. En fonc­tion de votre inter­ven­tion, vous pour­rez boire des liq­uides sans pulpe, ni lait, ni sucre jusqu’à 2 heures avant.

LE JOUR DE VOTRE INTERVENTION, IL FAUDRA VENIR SANS MAQUILLAGE, NI VERNIS À ONGLES (MAINS ET PIEDS). CE DERNIER EMPÊCHE LE BON FONCTIONNEMENT DE L’OXYMÈTRE DE POULS, CE CLIP PLACÉ EN GÉNÉRAL AU BOUT D’UN DOIGT PERMETTANT DE CONTRÔLER EN PERMANENCE LE TAUX D’OXYGÈNE DANS LE SANG.

Avant l’anesthésie

Juste avant votre inter­ven­tion, au bloc, une per­fu­sion vous sera posée. Sur pre­scrip­tion du médecin, une prémédi­ca­tion est pro­posée par voie orale. L’anesthé­siste pra­ti­quera l’in­jec­tion de pro­duits et restera auprès de vous pen­dant toute la durée de l’in­ter­ven­tion, veil­lant à votre con­fort et votre sécu­rité.

À l’hôpi­tal Foch, les dif­férentes équipes met­tent tout en œuvre pour vous assur­er le plus grand con­fort pos­si­ble. Aus­si, pour­rez-vous béné­fici­er de méth­odes de relax­ation comme la musi­cothérapie et l’aro­math­érapie ou encore l’hyp­nose qui per­met désor­mais d’en­dormir sans anesthésie. Vous pour­rez en dis­cuter avec l’anesthé­siste lors de votre con­sul­ta­tion pré-anesthésique.

EN CAS D’ÉCHEC OU D’EFFET INSUFFISANT DE L’ANESTHÉSIE LOCORÉGIONALE, L’ANESTHÉSISTE PEUT DÉCIDER, EN COURS D’INTERVENTION, DE PROCÉDER À UNE ANESTHÉSIE GÉNÉRALE.

Après l’anesthésie

Lorsque votre chirurgie sera terminé(e), vous resterez en salle de sur­veil­lance post-inter­ven­tion­nelle (SSPI) le temps de récupér­er vos sen­sa­tions. L’en­gour­disse­ment de la zone anesthésiée se dis­sipe nor­male­ment au bout de quelques heures. Une rougeur ou des démangeaisons peu­vent appa­raître au point d’in­jec­tion des pro­duits.

Après une rachi­anesthésie ou une anesthésie péridu­rale, vous pour­riez aus­si ressen­tir des maux de tête, des trou­bles visuels et éventuelle­ment audi­tifs. Les com­pli­ca­tions plus graves sont extrême­ment rares, à type de paralysie pro­longée ou per­ma­nente, d’ac­ci­dent car­dio­vas­cu­laire ou de con­vul­sions.

Si vous sortez le jour même, il est recom­mandé de vous faire rac­com­pa­g­n­er, mais con­traire­ment à une anesthésie générale, ce n’est pas oblig­a­toire.

SI DES SYMPTÔMES PERSISTENT AU-DELÀ DE QUELQUES JOURS, CONTACTEZ L’ANESTHÉSISTE DE GARDE : 01 46 25 22 36

Fiche d’information médi­cale rédigée pour l’Hôpital Foch par La san­té surtout avec la col­lab­o­ra­tion du Dr Camille Cor­net (anesthé­siste) et Mr Thier­ry Saint-Marc (cadre supérieur pôle anesthésie/réanimation).
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