Premiers résultats de l’étude CLIMATERE
Déjà 6 000 femmes intégrées dans la cohorte de recherche : 1 femme sur 2 déclare que la ménopause altère de manière importante leur qualité de vie
La recherche sur la ménopause n’a que peu ou pas progressé depuis les années 70. Pourtant, cette phase de transition hormonale majeure dans la vie touche plus de 14 millions de femmes en France et reste encore trop souvent reléguée au second plan des priorités médicales et sociales.
En lançant l’étude CLIMATERE, l’Hôpital Foch a souhaité faire de la ménopause une de ses priorités pour qu’elle devienne une période de vie mieux connue et surtout mieux accompagnée.
La cohorte CLIMATERE, portée par l’Institut de la Santé de la Femme et de la Fertilité de l’Hôpital Foch, dirigé par le Pr Jean-Marc Ayoubi est une étude épidémiologique prospective inédite en France, qui suivra plus 100 000 femmes pendant plus 10 ans via une plateforme numérique interactive : www.climatere.fr
Les premiers résultats de Climatère à 6 mois
Les premiers résultats de Climatère ont été présentés lors de la soirée dédiée à la ménopause du 4 novembre dernier et animée par le Pr Jean-Marc Ayoubi chef de service de gynécologie-obstétrique-PMA, le Dr Lydia Marié-Scemama, gynécologue-obstétricienne spécialiste de la ménopause et le Dr Nicolas Barizien, MPR. Plus de 50 professionnels de santé de la ville ont assisté à cette réunion.
Ces résultats, présenté par le Dr Alexandre Vallée, chef du service d’épidémiologie et de santé publique portent sur 6 000 femmes, d’un âge médian de 51 ans (âge moyen : 50 ans), réparties sur l’ensemble du territoire : Île-de-France (25 %), Auvergne–Rhône-Alpes (12 %), Bretagne (9 %), Nouvelle-Aquitaine (9 %), Pays de la Loire (9 %). Les participantes sont majoritairement en couple (68 %) et diplômées du supérieur (56 %).
Près d’une femme sur deux (49 %) déclare que la ménopause altère de manière importante sa qualité de vie, dont 13 % de façon extrême.
Les symptômes les plus fréquents confirment que la ménopause, loin de se limiter à un simple changement hormonal, impacte fortement le bien-être physique, psychologique et intime des femmes :
- 49 % se déclarent plus fatiguées qu’avant
- 40 % ont constaté une prise de poids importante depuis leur ménopause
- 27 % subissent des bouffées de chaleur problématiques
- 27 % déclarent ressentir un brouillard cérébral quotidien
Certains sujets demeurent particulièrement tabous, mais leurs conséquences sur la vie quotidienne sont notables : 1 femme sur 2 signale une baisse gênante de la libido, 28 % souffrent de sécheresse vaginale avec douleurs lors des rapports sexuels, et plus d’une femme sur 10 (11 %) évoquent des troubles urinaires apparus depuis la ménopause.
L’étude est ouverte à toutes les femmes majeures, ménopausées ou non et a pour objectif de suivre 100.000 femmes.
N’hésitez pas à parler de CLIMATERE à vos patientes ! Ensemble, faisons-en sorte que cela change !
Des flyers sont disponibles auprès de Florence van Steenbrugghe (f.van-steenbrugghe@hopital-foch.com) pour votre cabinet ou votre officine ou téléchargez dès à présent la version électronique en cliquant ici.