Publié le 8 avril 2020

À l’Hôpi­tal Foch, tout le per­son­nel est mobil­isé au max­i­mum pour faire face et com­bat­tre la pandémie actuelle du Coro­n­avirus.

Ade­line Cather­ineau, cadre supérieure de san­té à l’hôpi­tal doit s’adapter et n’a qu’un seul objec­tif en tête : aug­menter les capac­ités d’ac­cueil dans les unités dédiées au Covid ain­si qu’au ser­vice de réan­i­ma­tion.
Cela demande un dévoue­ment total et être sur tous les fronts.

« Rap­pelez-moi à 11h30, là je suis en pleine organ­i­sa­tion d’un démé­nage­ment ! » 

Ade­line Cather­ineau, cadre supérieure de san­té, direc­trice adjointe des soins en charge de la coor­di­na­tion des équipes paramédi­cales.

Organisation et gestion des unités Covid

Ade­line, gère et super­vise l’ou­ver­ture des unités dédiées au Covid-19 afin d’ac­cueil­lir les patients atteints par le virus. Les unités sont conçues en fonc­tion de leur état de grav­ité, avec à dis­po­si­tion des lits d’hos­pi­tal­i­sa­tion clas­siques mais égale­ment de réan­i­ma­tion.
« Nous fer­mons les unités de patients pro­gram­més, pour qui il n’y a pas d’urgence, pour pou­voir mon­ter en charge dans l’accueil des per­son­nes atteintes de Covid-19 et qui nous sont envoyées par les urgences ou d’autres étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers », explique-t-elle.

Les ser­vices “non-covid” sont donc déplacés et mélangés entre eux dans d’autres ailes de l’hôpi­tal afin d’op­ti­miser et sécuris­er au max­i­mum les unités covid.
« Nous venons par exem­ple de rassem­bler les chirur­gies tho­racique et diges­tive ce qui nous a per­mis de dégager 27 lits Covid », illus­tre la cadre supérieure de san­té.

Pour ce faire, la cadre peut être soutenue par les équipes de l’Hôpi­tal Foch, qu’elles soient médi­cales ou non.
« Notre organ­i­sa­tion est très pyra­mi­dale. Je ne coor­donne pas toute seule et peux m’appuyer sur les cadres de san­té des ser­vices, ou mes col­lègues cadres supérieurs », détaille-t-elle.

L’ob­jec­tif pre­mier d’une telle organ­i­sa­tion pen­dant cette sit­u­a­tion excep­tion­nelle est d’as­sur­er une prise en charge opti­male des per­son­nes infec­tées par le Coro­n­avirus.
« Mais ce n’est pas tou­jours facile de coor­don­ner tous les plan­nings sans oubli­er que nous devons pren­dre en compte le matériel disponible », recon­naît Ade­line Cather­ineau.

L’Hôpi­tal Foch fait face depuis quelques semaines main­tenant à un flux crois­sant de patients puisque par exem­ple, le 3 avril, il comp­tait exacte­ment 146 per­son­nes atteintes du Covid-19.
« Nous nous adap­tons au jour le jour et essayons d’anticiper au max­i­mum. Pour l’instant nous avons 3 jours d’avance et pou­vons compter sur des per­son­nels extrême­ment mobil­isés, volon­taires. Cer­tains n’hésitent pas à revenir tra­vailler même s’ils étaient en repos. Et cela con­cerne tous les per­son­nels, soignants, mais aus­si les bran­car­diers, la restau­ra­tion, la logis­tique ou les ser­vices tech­niques. » 

En rai­son des cir­con­stances excep­tion­nelles, il n’y a plus vrai­ment de poste attitré dans le sens où tous les soignants sont flex­i­bles et peu­vent être réqui­si­tion­nés et quit­ter leur ser­vice actuel afin d’ap­porter leur sou­tien sur les lits de réan­i­ma­tion créés chaque jour.
L’hôpi­tal met tous les moyens dont il dis­pose afin de rajouter un max­i­mum de lits de réan­i­ma­tion et ain­si pou­voir assur­er le flux intense de patients dont il fait preuve tous les jours.

Du point de vue per­son­nel de la cadre supérieure de san­té Ade­line Cather­ineau, la dynamique actuelle et en lien avec cir­con­stances excep­tion­nelles, ne sem­blent pas l’af­fecter ni affecter son équipe puisque ils dis­posent pour le moment de suff­isam­ment de matériel de pro­tec­tion tels que les masques mais égale­ment les règles mis­es en place, qui d’après elle, sont respec­tées.
« Nous sommes là au cœur de notre méti­er. Cela ren­voie à nos valeurs pro­fes­sion­nelles…» 

Source : Suresnes Mag

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