Présentation du passe sanitaire obligatoire pour tout accès à l’hôpital (hors urgences)

Professeur Jaafar Bennouna, chef de service d‘Oncologie Médicale

Publié le 27 mai 2021

Ren­con­tre avec le Pro­fesseur Jaa­far Ben­nouna qui rejoint l’Hôpital Foch en tant que Chef de ser­vice d‘Oncologie Médi­cale. Son objec­tif ? Opti­miser le par­cours de soin mais aus­si, impulser et con­tribuer à une dynamique de recherche clin­ique pour les patients avec un cancer.

Pou­vez-vous vous présen­ter, nous par­ler de votre par­cours et de votre domaine d’expertise ?

Pro­fesseur Jaa­far Ben­nouna : Je suis onco­logue médi­cal et actuelle­ment Pro­fesseur à l’université de Nantes, engagé en pre­mier lieu dans le soin des patients avec un can­cer diges­tif ou un can­cer bron­cho-pul­monaire. La recherche a tou­jours été étroite­ment liée à ma pra­tique en inté­grant dans le par­cours de soin la pos­si­bil­ité pour les patients de béné­fici­er de nou­velles thérapeu­tiques par la par­tic­i­pa­tion à des essais clin­iques. L’enseignement com­plète bien évidem­ment mon activ­ité auprès des étu­di­ants en médecine, des internes en oncolo­gie, et par le biais de la Société européenne d’oncologie médi­cale. Je suis égale­ment respon­s­able du DE de Pra­tiques Avancées à l’université de Nantes.

Enfin, j’ai tou­jours eu un engage­ment insti­tu­tion­nel puisque j’ai été prési­dent de la CME à l’Institut de can­cérolo­gie de l’Ouest et mem­bre du bureau de la CME au CHU de Nantes.

Et con­cer­nant votre parcours ?

Pro­fesseur Jaa­far Ben­nouna : Il est clas­sique mais tou­jours guidé par la curiosité et la décou­verte de nou­veaux champs d’investigation. J’ai fait mes études de médecine à Mont­pel­li­er, puis interne à Nantes, chef de clin­ique, et professeur.

Une par­tie de mes travaux de recherche en lab­o­ra­toire a été réal­isée à Pitts­burgh aux États-Unis sur l’immunothérapie des tumeurs.

Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoin­dre l’Hôpital Foch ?

Pro­fesseur Jaa­far Ben­nouna : Un choix pro­fes­sion­nel est tou­jours guidé par une myr­i­ade d’éléments, du désir d’un nou­veau défi  à la ren­con­tre d’une équipe. L’hôpital Foch se définit par sa renom­mée, sa struc­ture pluridis­ci­plinaire, ses équipes chirur­gi­cales de pointe, ses équipes de soins, et son envi­ron­nement sci­en­tifique. Le choix est donc le bon.

Quels sont vos pro­jets pour le ser­vice, qu’envisagez-vous de met­tre en place et de développer ?

Pro­fesseur Jaa­far Ben­nouna : Présent depuis main­tenant 2 semaines, j’ai pu voir le dynamisme déjà présent avec la recherche, les soins de sup­port et des pro­jets mobil­isa­teurs comme la mai­son Foch. L’objectif, qui devra être con­stru­it avec les équipes mais aus­si avec les patients, est d’harmoniser et de flu­id­i­fi­er le par­cours patient en can­cérolo­gie dans le cadre du lien ville-hôpi­tal. Je l’ai déjà dit mais l’accès à l’innovation thérapeu­tique par les essais clin­iques et la prise en charge glob­ale par les soins de sup­port sont les piliers de l’accompagnement du patient avec un can­cer. Par par­cours patient, je par­le aus­si de l’après can­cer, un des enjeux majeurs de la Mai­son Foch. Nous devons donc sanc­tu­aris­er la prise en charge des patients avec un can­cer rece­vant un traite­ment sys­témique (chimio­thérapie, immunothérapie, thérapeu­tiques ciblées) en pro­posant une unic­ité de lieu qui reste à créer.

Vous le savez, les pro­grès dans les can­cers se font très rapi­de­ment. L’Hôpital Foch doit aus­si s’inscrire dans des parte­nar­i­ats nationaux et inter­na­tionaux. C’est avec eux que nous pour­rons offrir aux patients traités à Foch les thérapeu­tiques optimales.

Qu’avez-vous envie d’apporter de votre expéri­ence à Foch, aux équipes et aux patients ?

Pro­fesseur Jaa­far Ben­nouna : Indé­ni­able­ment, mon expéri­ence sur le par­cours de soins du patient (suivi dig­i­tal­isé, développe­ment des métiers inter­mé­di­aires, coor­di­na­tion) et la recherche clin­ique. C’est selon un « mode pro­jet » que je souhaite travailler.

Com­ment souhaitez-vous tra­vailler avec les médecins de ville ?

Pro­fesseur Jaa­far Ben­nouna : L’hôpital, certes très impor­tant, est aujourd’hui pour le patient avec un can­cer « un bref lieu de passage ».

Il faut tra­vailler avec les médecins de ville pour leur faciliter l’accès aux soignants de l’Hôpital Foch à chaque étape du par­cours patient. Dif­férents moyens exis­tent : numéro unique, suivi dig­i­tal­isé, avis rapi­de, coor­di­na­tion… Il s’agit d’un enjeu majeur à la fois humain et économique.