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L’Hôpital Foch développe la thyroïdectomie endoscopique par voie trans-orale : chirurgie de la glande thyroïde sans cicatrice

Publié le 18 décembre 2020

Le Pro­fesseur Stéphane HANS et le Doc­teur Younes CHEKKOURY du ser­vice d’ORL et chirurgie cer­vi­co-faciale ont réal­isé cette inter­ven­tion encore très peu dévelop­pée en France. Cette tech­nique nova­trice et fiable per­met notam­ment d’éviter les cica­tri­ces sur le cou du patient, en incisant à tra­vers la bouche du patient. Plusieurs patients ont été opérés par cette technique.

Une opéra­tion mini-inva­sive sans cica­trice cervicale

La chirurgie d’exérèse par­tielle ou totale de la glande thy­roïde peut être indiquée en cas de présence de nod­ules bénins symp­to­ma­tiques, de sus­pi­cion de nod­ules can­céreux ou dans cer­taines mal­adies métaboliques. Elle est large­ment pra­tiquée en France, de l’ordre de 40 000 inter­ven­tions par an. L’intervention clas­sique con­siste à réalis­er une inci­sion cer­vi­cale basse, si pos­si­ble dans un pli du cou. Chez cer­tains patients, cette cica­trice peut laiss­er une mar­que impor­tante ou évoluer vers une cica­trice chéloïde.

Une nou­velle tech­nique endo­scopique a été mise au point à Bangkok en Thaï­lande par le Dr Angkoon Anu­wong et a rapi­de­ment été appliquée dans quelques cen­tres experts dans le monde, notam­ment aux Etats-Unis et en Europe. Cette inter­ven­tion mini-inva­sive est réal­isée en pas­sant par la bouche du patient. Le chirurgien procède à trois inci­sions : une inci­sion au milieu de la face interne de la lèvre inférieure, suiv­ie de deux autres en regard des inci­sives, à gauche et à droite. Ici sont intro­duits les instru­ments, dont un endo­scope qui, relié à une caméra, per­met au chirurgien de voir pré­cisé­ment le champ opéra­toire en haute déf­i­ni­tion sur un écran. Les par­ties prélevées sont enfin extraites par la plus grande des incisions.

Cette tech­nique est l’aboutissement de nom­breuses expéri­men­ta­tions dans lesquelles l’Hôpital Foch est par­ti­c­ulière­ment investi

Le pro­gramme de recherche s’est d’abord con­cen­tré sur 10 sujets cadavériques avant que des patients puis­sent béné­fici­er de cette chirurgie. L’intervention est réal­isée sous anesthésie générale et dure entre 70 et 130 min­utes. L’hospitalisation est d’une à deux nuits : le patient peut ensuite repren­dre une ali­men­ta­tion nor­male dès le soir de l’intervention. Les sutures au niveau des inci­sions de la muqueuse de la lèvre inférieure se résor­bent spon­tané­ment en quelques jours, avec des 

douleurs mod­érées et con­trôlées par les antalgiques habituels. La reprise d’activité est autorisée après une semaine de con­va­les­cence. Les com­pli­ca­tions postopéra­toires de cette chirurgie sont très rares et sem­blables à la chirurgie con­ven­tion­nelle par cica­trice cer­vi­cale (inférieures à 1%).

Le ser­vice d’ORL et chirurgie cer­vi­co-faciale de l’hôpital Foch est par­ti­c­ulière­ment act­if dans le développe­ment de la chirurgie mini-inva­sive, que ce soit par l’utilisation de laser chirur­gi­caux, de chirur­gies endo­scopiques ou encore assistées par Robot. Ce ser­vice pos­sède de plus la plus grande série de patients traités de can­cer ORL par chirurgie assistée par Robot en France et en Europe.

L’Hôpital Foch se félicite de dévelop­per cette inno­va­tion médi­cale, grâce à laque­lle la chirurgie courante peut être menée sans aucune cica­trice vis­i­ble, per­me­t­tant ain­si d’améliorer sig­ni­fica­tive­ment la con­va­les­cence des patients.

Pour tout com­plé­ment d’informations sur ce sujet : s.hans@hopital-foch.com