Publié le 18 novembre 2020

La semaine dernière, le service de chirurgie thoracique a réalisé la première greffe de poumons sur un patient qui présentait une insuffisance respiratoire aigüe due au virus de la COVID 19 en France.


Ce patient, initialement pris en charge dans le service de réanimation du Pr Sébastien Préau au CHU de Lille, avait développé une forme gravissime de l’atteinte respiratoire responsable d’une destruction quasi complète de ses deux poumons.
Malgré une prise en charge optimale de plusieurs semaines dans son centre d’origine, l’état du patient n’a montré aucun signe d’amélioration, rendant ainsi une transplantation pulmonaire nécessaire.

Une opération unique en France

C’est dans ce contexte que le patient a été transféré à l’Hôpital Foch afin de compléter son évaluation avant la décision finale de transplantation.
« Le choix d’avoir recours à cette thérapeutique ultime et exceptionnelle n’est pas simple et est soumis aux résultats de nombreux examens complémentaires concordants. Ces derniers ont pour objectif de déceler les potentielles contre-indications qui provoqueraient l’échec de ce programme lourd » souligne le Pr Édouard Sage responsable du programme de transplantation pulmonaire à l’Hôpital Foch.

Grâce à l’expertise de l’ensemble des équipes de l’Hôpital Foch, l’opération longue et difficile s’est parfaitement déroulée et les suites immédiates de l’opération, quelques jours après la transplantation, sont relativement simples.
« Il faut cependant rester prudent, car la récupération d’un patient transplanté pulmonaire est souvent longue et parfois difficile » insiste le Pr Edouard Sage.

Source : France 5