LA PÉRIDURALE

POURQUOI PROPOSER UNE PERIDURALE ?

Lors d’un accouchement, la douleur obstétricale est très variable. Elle est ressentie différemment selon l’état physique, culturel ou psychologique. Elle augmente parallèlement à l’évolution du travail et est maximale au moment de l’engagement du bébé dans le bassin maternel. 70% des femmes la considèrent comme une douleur intense. Dans ce cas une péridurale peut être prescrite.

 

La péridurale n’est pas une obligation : la future maman reste libre de choisir la péridurale ou non.

 

LA PERIDURALE : COMMENT CA MARCHE ?

Dans la colonne vertébrale, les nerfs qui commandent les muscles et véhiculent la douleur viennent de la moelle. Ils cheminent dans un liquide : le liquide céphalo-rachidien. Ensuite, ils traversent une membrane appelée « dure-mère » qui « contient » ce liquide, puis passent dans l’espace péridural (autour de la dure-mère) avant de rejoindre les organes, dont l’utérus.

Un médicament appelé « anesthésique local », placé au contact des nerfs, arrête provisoirement la transmission nerveuse dans ces nerfs. Il peut être mis dans le liquide céphalo-rachidien, c’est la rachianesthésie, ou dans l’espace péridural, c’est la « péridurale ». On accède à ces 2 endroits par une piqûre dans le bas du dos, entre 2 vertèbres.

 

POSE DE LA PERIDURALE

La péridurale est posée, entre 2 contractions, sous surveillance fréquente de la tension artérielle. Une anesthésie locale de la peau permet à la ponction péridurale d’être indolore. L’injection de l’anesthésique dans le cathéter est suivie d’une analgésie complète en 10 à 20 minutes selon la dose.

L’analgésie péridurale est modulable en intensité et en durée au cours du travail et peut être « transformée » en analgésie plus forte (« anesthésie ») si une césarienne devient nécessaire. Elle est éliminée en 1 à 3 heures environ (selon la dose) ; ceci permet le lever au retour dans la chambre.

Après avoir posé la péridurale, la maman si elle le souhaite, peut bénéficier en début de travail, d’un bain dans la salle nature de la maternité.

 

LES AUTRES METHODES DE LUTTE CONTRE LA DOULEUR OBSTETRICALE

  • Une bonne préparation mentale et physique permet d’éliminer la peur de l’inconnu, de connaître son corps, et de savoir se relaxer. Grâce aux cours dispensés par les sages-femmes de l’Hôpital, les futures mamans peuvent s’informer, et trouver les réponses à leurs questions, réaliser des exercices physiques adaptés. Toutefois, l’Hôpital Foch ne propose ni yoga, ni sophrologie, ni haptonomie. Ces compléments de relaxation se révèlent parfois très utiles de la préparation à l’accouchement, surtout quand la réalisation d’une péridurale n’est pas possible ou n’est pas souhaitée. Ces séances peuvent être réalisées « en ville ». Il faut se renseigner auprès des PMI.
  • Des médicaments analgésiques intraveineux peuvent être utilisés en cas de contre-indication à la péridurale.
  • Les anesthésies locales sont possibles pour la suture d’une déchirure ou d’une épisiotomie en l’absence d’une péridurale.

Le taux de péridurales à l’Hôpital Foch se situe autour de 95% pour l’année 2013. Cela représente plus de 2.300 péridurales posées par an. La moyenne nationale actuelle est d’environ 70%.

Ce taux très élevé s’explique d’une part par une demande très élevée et d’autre part, grâce à la présence d’une équipe organisée pour y répondre.

Pour des raisons techniques et logistiques, l’Hôpital Foch ne propose pas la « déambulation » pendant le travail sous péridurale.